• Un des aspects peu souvent abordé est celui de l'espionnage aérien.

    Taylor Browning, professeur de l'Imperial War Museum et longtemps directeur de la chaîne télévisée Flashback où il produit plus de deux cents documentaires dont de nombreux films traitant de sujets historiques, consacre un nouvel ouvrage à ce sujet.

    Dès la première guerre mondiale et l'avènement de l'aéronautique dans le conflit, les britanniques ont perçu l'intérêt de la reconnaissance aérienne à des fins militaires. La fin du conflit et le développement d'une mentalité pacifiste exacerbée dans la période qui suivi le carnage de 1914-1918, fit tomber dans l'oublie  les connaissances acquises.

    A l'aube de la seconde guerre mondiale, le sujet redevint à l'ordre du jour. Les britanniques et dans une moindre mesure l'Allemagne Nazie remirent en place des équipes de volontaires pour reprendre ce sujet.

    Tout était à refaire: méthodes et matériels aériens performants permettant de photographier d'aussi haut que possible les zones militarisés ou les infrastructures industrielles et de communications permettant aux unités combattantes d'avoir le dessus sur l'ennemi.

    Il fallait ensuite posséder voire créer de toutes pièces les matériel permettant de décrypter et d’interpréter les clichés ramenés par les pilotes.

    Ces derniers étaient engagés dans de véritables missions suicides dans la mesure où pour alléger le poids des avions, Spitfire puis Mosquito, on les avait purement et simplement débarrassé de toutes armes leur permettant de se défendre en cas d'attaques aériennes.  Cela permettait aussi de leur donner des réservoirs supplémentaires garant de missions plus longues en vol allant jusqu'à plus de cinq heures d'autonomie. Enfin on devait compte du matériel photographique qui remplaçait les mitrailleuses et était loin des progrès acquis en matière de miniaturisation que nous connaissons aujourd'hui sans parler de l'utilisation du numérique.

    C'est à Danesfield House près de Medmenham que fut basée la principale unité de reconnaissance aérienne britannique pendant la seconde guerre mondiale.

    Dans son livre l'auteur nous détaille par le menu l'évolution , l'ingéniosité mais aussi le courage de ces pilotes et de ces hommes mais de ces femmes engagés dans ce travail exigeant patience, disponibilité 24h sur 24 et qui dans bien des cas  ont joué un rôle déterminant dans l'évolution du conflit et son résultat final.

    Ils sont souvent dû lutter contre les conservatisme et le scepticisme des chefs d'Etat Major; le plus patent qui coûta la vie à de nombreux combattant fut celui qui marquât l'opération Market Garden en 1944. Montgomery refusa de prendre en compte l'avertissement qu'un des lieux de largage de combattant se trouverait en pleine ligne de mire d'une unité de panzer en maintenance dans un bois à quelques mètres de là. On alla jusqu'à conseiller ou plutôt mettre en permission forcée l'interpréteur de la photo qu'on accusa à tort de surmenage... Le film "Un pont trop loin" montre parfaitement cet épisode et ses conséquences tragiques.

    L'évolution progressive de cette compétence se poursuivit largement au delà du premier conflit mondial, aidée en cela par les progrès tant en informatique qu'en aéronautique, photographique et spatiale dont l'un des protagonistes ne fut autre que le concepteur des sinistres V1 et V2, Werner Von Braun qui échappa au procès de Nuremberg grâce aux Américains.

    Livre passionnant montrant jusqu'à quel degré de cynisme les alliés pouvaient aller en particulier dans le traitement du massacre des juifs dans les camps de la mort. En effet par le plus pur des hasards un des pilotes le 23 août 1944 pris sans le savoir un cliché du camp d'Auschwitz en plein activité. On y voit éclairement un train à quai débarquant les malheureuses victimes tandis qu'à l'opposé du camp une sinistre fumée noire marque le lieu du charnier où faute de place dans les fours crématoires les monstres Nazis finissaient leur sinistre besogne. Il fallut la découverte par hasard du cliché soigneusement caché dans les archives britanniques sur ordre des états majors américains et britanniques, en 1979, pour que le scandale soit mis aux yeux du public. Rien n'avait été fait pour permettre la rupture de la chaîne "d'approvisionnement" ferroviaire sans pour autant risquer de tuer les malheureux otages.

    Un livre qui complète fort bien ceux consacrés aux espions et agents doubles dont j'ai parlé précédemment.

     

     


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  • Je rassure tout de suite mes lecteurs je ne suis pas allé voir cette M...e car je respecte trop le talent d'homme de théâtre du très grand Georges Feydeau pour donner le moindre centime à une équipe qui avec la complicité d'un ancien sociétaire de la Comédie Française, est trahi de la façon la plus abominable que ce soit. On n'a pas besoin de voir le film, il suffit simplement de comparer les noms des personnages entre l'original créé en 1896 au Palais Royal, à la monstruosité vulgaire qu'a commis ce trio de scénaristes constitué par Jalil Lespert (réalisateur du film), Guillaume Gallienne et Fadette Drouard.

    Non messieurs, non Madame, on ne se permet pas si l'on se prétend cultivé, de changer une virgule aux pièces d'un des génies du théâtre de boulevard, peintre de talent d'une époque et de sa société. Vous êtes incapables d'en atteindre le bout de son petit orteille vue votre médiocrité!

    Voici les noms des personnages de l'original (figure en regard la distribution de la création):

     

    Pontagnac : MM. Huguenet

    Vatelin : Gobin

    Rédillon : Raimond

    Soldignac : Gaston Dubosc

    Pinchard : Maugé

    Gérome : Francès

    Jean : Mori

    Victor : Dean

    Le Gérant : Garandet

    Premier Commissaire : Colombet

    Deuxième Commissaire : Garon

    Lucienne Vatelin : Mmes Jeanne Cheirel

    Clotilde Pontagnac : Andrée Mégard

    Maggy Soldignac : Alice Lavigne

    Mme Pinchard : Bilhaut

    Armandine : Mary Burty

    Clara : Narlay

    Agents, Voyageurs et Voyageuses

     

    Voici la mascarade de vulgarité de Messieurs Lespert et Galliène et leurs interprêtes:

     

    Dany Boon : René Vatelin

    Guillaume Gallienne : Monsieur de Pontagnac

    Alice Pol : Victoire Vatelin

    Ahmed Sylla : Ernest Rediop

    Laure Calamy : Madame de Pontagnac

    Camille Lellouche : Jacqueline

    Holt McCallany : Wayne

    Henri Guybet : Jérôme

    Jessica Sherman : Suzy Wayne

    Eric De Staercke : Monsieur Van Der Broeck

    Catherine Claeys : Mme Van Der Broeck

    Estéban : Le réceptionniste

    Maxime Mallet : Jean

    Elisa Ruschke : Clara

    On n'en dira pas plus. Voilà à quoi un sociétaire du Français qui donnait des leçons de culture à une ministre lors de la soirée d'adieu de Nicolas Le Riche à l'opéra en 2014, se commet! Il faut dire que rien ne l'arrête! J'en veux pour preuve que lors de cette soirée d'adieux alors que je sortais du vestiaire au niveau de l'orchestre et que Monsieur Galliène sortait des toilettes, ce dernier m'envoya du "bonsoir, cher ami" alors qu'il ne me connait pas. Remarquez il faut surtout ne pas risquer l'occasion sait-on jamais au cas où la personne croisée pourrait servir pour sa carrière!! Tout est bon dans le poulet!

    Non messieurs, Non madame, Pontagnac n'a pas de particule et Redillon est autrement plus drôle que votre Rediop sorti d'on ne sait où pour ne citer que ces deux créations de vos petits cerveaux. Quant aux personnages à aucun moment Feydeau ne nous donne leurs prénoms exceptés ceux de Rédillon et de Jérôme son valet de chambre.

    Voilà le niveau de délabrement de la culture française  tout particulièrement représentée par un acteur qui a appartenu à une maison censée protéger le patrimoine théatral de notre pays. Et l'on donne des subventions à ce théâtre en perdition depuis près de trente ans.

    Il y a dans toute cette histoire une petite consolation, le film à sa sortie depuis septembre toutes salles confondues (678) n'a fait en deux semaines que 215794 entrrées, il y a une certaine justice en ce bas monde et les producteurs auront du mal à couvrir les 14 millions qu'il aura coûté.


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  • Il est un aspect de la personnalité de Churchill qui a rarement voire jamais été abordé, celui de son attitude et de ses rapports avec les chefs militaires qui ont travaillé à ses cotés.

    Carlos d'Este, lieutenant de l'armée américaine surtout connu pour sa remarquable étude du débarquement du 6 Juin 1944 (1983), a comblé cette lacune par une étude tout aussi remarquable en 2008 et dont la troisième ré-édition est sortie chez Tempus en 2019.

    On y découvre un aspect peu connu de la vie de cet immense homme d'Etat, inégalé à ce jour que fut Churchill.

    D'Este nous fait revivre depuis sa plus tendre enfance, les tribulations, coups de tête, colères, acharnement au travail, épuisant ses collaborateurs au bord de la crise de nerfs et dormant debout à des deux et trois heures du matin, cet hallucinant personnage.

    Churchill aimait la guerre pour ses aspects stratégiques et la détestait pour sa férocité croissante tout au long du XXe siècle.

    On retrouve dans son attitude et sa passion pour la stratégie le petit garçon qui jouait aux soldats de plomb, chef dès l'âge où l'on aime les contes de fées s'imposant à ceux qui jouaient avec lui. Il était bien entendu que seul lui gagnait les batailles!

    Pourtant ce fut un stratège aux idées dangereuses, responsable des échecs et des carnages de Dieppe, de Norvège, de Galipolli, de Grèce et de Crète sans parler de tous ceux qui auraient pu avoir si les Etats Majors ne s'étaient pas opposé à ces fantaisies coûteuses en vies humaines.

    Ses colères furent mémorables, son romantisme à leur auteur.

    Inconséquent parfois, arrogant disant au Recteur de l'université de Harrow qui lui reprochait son peu de travail "Monsieur j'ai lieu d'être mécontent de vous", et Winston de répondre:" Et moi aussi j'ai toutes les raisons d'être autant mécontent de vous"!

    Insouciant comme le raconte une de ses secrétaires débutantes n'osant pas lui dire que sa couverture sur son lit alors qu'il dictait, avait pris feu, alla avertir son garde du corps. Revenant dans la chambre avec ce dernier, déjà envahi par la fumée, il s'adresse à Premier ministre: "Je crois monsieur qu'il faudrait sortir de la pièce" et Churchill de répondre voyant les dégâts s'aggraver: "Ah oui, peut-être, vous avez raison"!

    Livre passionnant fourmillant d'anecdotes sur cet homme, d'un courage et d'une volonté exceptionnelle, à qui non seulement la Grande Bretagne doit d'avoir été sauvée des griffes du monstre hitlérien, mais sans doute le monde dans son ensemble.

    Un livre à lire absolument.

     


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  • Les photos parlent d'elles-mêmes...

    1993 au cours d'une rando de 6 jours  partie de Morzine pour finir à Samoeïns en Haute Savoie avec un super guide Claude Tissot; Merci Claude si par hasard tu passes par ici.

    Le Glacier des Chambres et son lac en finale:

    Vous avez dit réchauffement climatique?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Ce qu'il est devenu en 2011...

    Le Lac des chambres 2011


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  • J'entends d'ici les hurlements de consternation de ces messieurs devant un tel titre. Et pourtant ceci est une réalité qui sévit en France depuis des lustres.

    Que ce soit dans les grandes écoles ou à l'université nous sommes confrontés en permanence au monde chéri de ces messieurs les enseignants pour la théorie pour la bonne raison que dans 99% des cas ils n'ont eu aucune pratique de longue durée en milieu industriel, commercial ou financier.

    Je mets de coté ces filières qui pullulent aujourd'hui et permettent aux bacheliers au rabais, promus par la toute fière Education nationale soucieuse de soit disant égalité, de parité et n'ayant comme critère de réussite à l'issue du secondaire que le nombre avoisinant les 100% de réussite au bac, doublé si possible d'un nombre croissant de mention "bien" et "très bien" ôtant toute valeur à ce genre de qualificatif.

    On croit en France aujourd'hui par exemple que nombre de femmes dans une entreprise équivaut à nombre de femmes compétentes. Attendons quelques années et nous verrons les dégâts que ce genre de système de pensée provoquera sur l'économie du pays déjà fort mal en point.

    On s'imagine en France être compétent pour diriger un pays à quelque niveau que ce soit, qu'avoir un diplôme littéraire sans la moindre connaissance en économie et en finance, permet de trouver des solutions à tous les problèmes auxquels est confronté notre pauvre pays qui se dirige vers l'abyme depuis près de 40 ans grâce à l'incompétence crasse de la gauche au pouvoir pratiquement quasi sans interruption.

    Pour revenir à l'enseignement que ce soit dans les grandes écoles ou les universités à de TRES RARES exceptions, nous avons affaire à des professeurs dont la marotte s'appelle la recherche théorique. J'en veux pour preuve la façon dont se déroulât ma soutenance de thèse de Finances et sa préparation entre 1991 et 1996. 

    Je ne nommerai pas les éminents professeurs agrégés qui siégèrent dans le jury dont mon maitre de thèse alors occupant un poste important à l'université parisienne où non seulement je soutins ma thèse, mais également j'ai enseigné en vacataire pendant 10 ans tout en travaillant dans la banque dont je faisais partie.

    D'emblée mon maitre de thèse me déclara que je devais faire un travail de recherche plus ou moins théorique. Je répondis que si je devais me cantonner à ce genre de travail, je refusais de perdre mon temps. Le but de mon projet est de faire le bilan de 22 ans d'expérience professionnelle comme analyste financier dont 8 années consacrées à la conception d'un modèle de prévision avancée des risques de faillites d'entreprises. Pour moi il s'agissait de démontrer qu'une approche concrète des problèmes de gestion financière en se mettant à la place du chef d'entreprise et de son directeur financier, permettait de mettre en garde contre un risque de défaillance "anticipable" de deux à trois ans. Vouloir me faire faire appliquer à des variables de la comptabilité des méthodes probabilistes, relevait de la méconnaissance totale de la direction financière d'une entreprise pour ne pas dire de la plus totale stupidité. Il n'était pas question pour moi de me lancer dans pareille aventure.

    Devant ma détermination mon maitre de thèse s'inclina et je poursuivais l'analyse des données financières d'entreprises collectées pendant les 8 dernières années sur un échantillon de 2000 sociétés de toutes tailles et de tous secteurs économiques, à l'exception des secteurs bancaires et d'assurances pour lesquels je ne possédais aucune expérience professionnelle concrète. Les données étaient retraitées pour les rendre comparables et je disposais de tous les documents financiers à la disposition de tout analyste qui se respecte. La conclusion de l'étude fut imparable: les méthodes utilisées à l'époque grâce au système d'information comptable de l'époque, permettaient de prévoir suffisamment tôt le danger pour éviter de se prendre une jolie ardoise.

    A titre d'exemple, eut-on utilisé ma méthode on aurait détecté cinq ans avant sa survenance la faillite du groupe de construction de plateformes pétrolières Amrep. Contrairement à l'idée d'un des directeurs de la banque où je travaillais, le fait que le président d'une entreprise soit "d'un bon milieu", ne garantissait nullement ni qu'il le resta dans ses actes et encore moins qu'il eut les bons réflexes pour redresser à temps une entreprise quelle qu'elle soit.

    Là où cette manie théoricienne se manifesta le plus, ce fut lors de la soutenance devant le jury. Le professeur de statistiques de l'établissement me fit bien entendu remarquer que je n'utilisais pas de méthodes probabilistes dans mes analyses et dans mes explications, tel autre fit remarquer en souriant que je lui fournissais grâce aux annexes un superbe échantillon de documents pour ses étudiants.

    Là où la soutenance failli tourner au vinaigre, arriva avec le dernier des membres du jury qui visiblement spécialiste de la forme, s'attaqua en premier à la taille de ma bibliographie! 

    "Vous ne citez monsieur que 48 ouvrages dans votre travail, c'est bien peu; par exemple vous ne parlez pas de mon article du temps, publié dans telle revue"...

    Partagé entre l'agacement devant pareille sottise et prétention, je réfrénais tant bien que mal un sourire pour répondre que je ne citais dans ma bibliographie que les ouvrages que j'avais lu. Eclats de rire et légers applaudissements dans la salle où se déroulait la soutenance, sourire des autres membres du jury et figure déconfite de mon opposant à qui ajoutais-je, "que je serai ravi de lire son article s'il m'en donnait les références".

    Il continua néanmoins d'un air pincé une série de critiques toutes aussi théoriques pour ne pas dire fumeuses les unes que les autres, concluant sottement et le nommant, que l'établissement où je travaillais ne faisait donc pas de crédit; monumentale erreur de comportement, car jamais dans ce genre d'exercice on ne doit se permettre de parler ou mentionner le lieu où travail le candidat; il est là intuitu personae même s'il a demandé l'autorisation à son employeur de faire un pareil travail en utilisant des données qui lui sont liées et qu'ils rendra totalement anonymes pour respecter à la lettre le secret professionnel.

    Je ne réagissais pas à ces propos peu aimables pour ne pas dire grossiers et insultants, quand enfin il arriva à la conclusion de sa critique sur un ton doucereux et méprisant, disant:

    "En fin de compte, monsieur, vous faites partie de ces analystes à la recherche du Graal"!

    Là, il venait de commettre un impair de première grandeur en s'adressant ainsi à un amoureux des œuvres de Richard Wagner. Je notais fébrilement sur une feuille de papier "Parsifal", et dans la foulée lui lançait méprisant et souriant: "Je ne suis pas à la recherche du Graal monsieur le professeur, pour la bonne raison que je ne me prends pas pour Parsifal".

    Devant la tournure des événements qui avaient déclenché rires non seulement de la salle mais même des autres membres du jury plongeant leurs têtes dans leurs dossiers secoués par l'hilarité, mon maitre de thèse qui présidait comme il se doit le jury, mis fin à la soutenance et le jury se retira pour délibérer sur mon sort. Inutile de dire que je présageais le pire, ce qui ne fut pas le cas.

    Pour achever l'anecdote, la banque m'offrit le soir un cocktail  dans ses salons où tapis persans et meubles et toiles signées faisaient partie du décor. Le professeur arriva quelque peu triomphant me brandissant son article! Mon adjoint pris alors par les épaules de façon quelque peu familière l'intéressé et d'un geste large montrant le décor lui dit souriant: "Rassuré monsieur le professeur sur les capacités de crédit de la banque?"...Mon adversaire quitta les lieux sur le champ.

    Voilà où mène ce principe cher aux universitaires, qui vous disent le plus sérieusement du monde, comme un de mes profs à l'IAE de Nice en 1968: " Nous ne sommes pas là pour vous préparer à intégrer une activité professionnelle"!

    Non, cent fois NON! L'enseignement supérieur A L'OBLIGATION DE FAIRE EN SORTE QUE L'ENSEIGNEMENT QU'IL DISPENSE PERMETTE A L'ETUDIANT D'AVOIR TOUTES LES DONNEES DE CONNAISSANCE LUI PERMETTANT D'ETRE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE PRODUCTIF DANS LA PROFESSION QU'IL EXERCERA. LA PRATIQUE VIENDRA COMPLETER SES CONNAISSANCES.

    L'Entreprise, si elle a l'obligation de faire en sorte que ces compétences ne s'étiolent pas avec le temps, par une formation continue qui devrait être OBLIGATOIRE, n'a pas le temps de se transformer en professeur de faculté ou de grande école.

    ELLE EST LA POUR FAIRE DES PROFITS QUE CELA PLAISE OU NON A LA GAUCHE FRANCAISE QUI SE COMPLAIT DEPUIS DES LUSTRES A DEVALORISER CEUX QUI FONT DES PROFITS EN LES ASSIMILANT QUASIMENT A DES COUPABLES.

    Temps que ce type de comportements ne sera pas mis à bas, notre pays sera dirigé par ces littéraires, qui ne veulent surtout pas prendre de responsabilités, refusent la sélection, s'imaginent que tout les individus  sont égaux par constitution et disposent des moyens intellectuels, sans parler de vivre dans un environnement propice à faire des études supérieures au détriment par exemple de métiers techniques ou manuels moins exigeant, apparemment, en termes de connaissances. La compétence n'est pas une qualité innée chez l'individu, elle s'acquière avec l'expérience mais aussi nécessite un environnement intellectuel et une structure mentale propice à l'acquérir dans certains domaines.

    Un menuisier est aussi méritant qu'un chef d'entreprise, cela ne veut pas dire que ce dernier doive être considéré avec mépris, comme si gagner bien sa vie était un crime passible de la correctionnelle.

    L'université, les grandes écoles, devraient aussi enseigner, si tant est que cela s'apprenne, à avoir le gout du risque, la capacité de se remettre en question, quitte à faire un virage à 180° lorsqu'on fait face à une situation à l'évidence sans issue. Les tentatives à répétitions de redressements d'entreprises dans des secteurs condamnés ressortent de la dilapidation de l'argent du contribuable alors que leur fermeture associée à un véritable travail de formation pour aider les employés à retrouver un emploi, devrait être une OBLIGATION de tous les secteurs économiques sous l'impulsion des dirigeants du pays.

    Mais cela implique de revoir totalement le système des pôles emplois en commençant par éliminer des postes occupés des individus sans avenir, venus trouver une bonne planque et totalement incapables de conseiller le moindre chômeur.

    Mais cela pourrait faire à soit seul, l'objet d'un autre article. 

     


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