• A la bien aimée

    La butte un soir d'été sous un ciel sans nuages,

    Son regard bleu, d'une douceur toute rose,

    D'un désir juvénile vole vers lui et se pose

    Tandis que les lampions éclairent mille visages, 

     

    La fête tourbillonne, en un torrent explose,

    Les danseurs frivoles sont des corolles écloses,

    Lui tout fasciné par cette seule image,

    Comme un marin perdu, accoste ce rivage. 

     

    Mais Toi qui quarante ans fut ma rive ultime,

    Que je croyais toujours être mon unique port,

    De mes incertitudes a souffert tous les torts, 

     

    Et c'est moi balloté par ma douleur extrême,

    Est là tout sanglotant et pourtant qui t'adore,

    Qui se voit rejeté et perds ainsi mon unique trésor.

     

     (copyright: claude101141)


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 5 Février 2016 à 22:57

    Très beau poème poignant Claude,

    l'as-tu transmis à l'être aimé!

    J'aime la poésie, mais ne sais plus bien écrire ce genre de choses.

    Peut être faut il avoir le coeur un peu blessé.

    Bises.

      • Samedi 6 Février 2016 à 06:07

        Non, n'ai rien encore décidé à ce jour; j'ai écrit cela il y a une dizaine d'années, prétentieusement je n'ai pas voulu qu'il disparaisse dans la débâcle de blogspace...

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