• Bond , L'espion qu'on aimait de Frédéric Albert Lévy

    Je viens de lire en partie ce livre offert à mon fils par son meilleur ami, pour ses quarante ans.

    Monsieur Lévy agrégé de lettres classiques, fondateur de la revue Starfix s'est spécialisé dans l'analyse des productions cinématographiques.

    Avec ce livre il essaie de décrypter le phénomène James Bond dérivé des célèbres romans de Ian Fleming.

    Au départ de la lecture du livre, on est accroché par les deux ou trois premiers chapitres qui nous retrace un portrait intéressant de l'écrivain, de Sean Connery l'un des plus célèbres interprétes du rôle titre. 

    Hélas on déchante vite quand à l'instar des élucubrations philosophiques des auteurs d'une autre revue, les cahiers du cinéma, Monsieur Lévy veut nous faire chercher aussi bien dans les romans que dans les films autre chose qu'une source de divertissement.

    A un moment, on a quelqu'espoir de redescendre sur terre avec les interviews de réalisateurs de tous âges sur leur gout ou dégoût du genre, mais très vite hélas le délire se déchaîne quand l'auteur veut rapprocher les films et les personnages de légendes grecques,  telles celle du Minotaure ou autres sottises typiquement propres à ces écrivains chercheurs qui ne savent pas comment faire rentrer l'argent dans la caisse. Ils vivent sur leur petit nuage totalement déconnectés du monde réel.

    Alors soyons directs: Les romans si divertissant soient-ils ne sont que des romans de hall de gare. Rien à voir ici avec la profondeur des œuvres d'Agatha Christie ou d'Arthur Conan Doyle. J'en veux pour preuve la médiocrité des traductions françaises confiées visiblement à des auteurs de second ordre n'ayant pas une maîtrise totale de la langue Anglaise; ce que souligne d'ailleurs Lévy à plusieurs reprises. Fleming se sert de son expérience et des personnes qu'il a rencontré pendant et après la seconde guerre mondiale, pour construire le personnage de "James". Il meurt à 56 ans d'un infarctus.

    Quant aux films ce sont des fictions, souvent empreintes d'un humour tout britannique où le personnage principal à plusieurs reprises nous envoie un clin d’œil pour nous ramener sur terre et nous dire en quelque sorte: "Vous voyez comme je me paie votre bobine!". Du moins c'était le cas jusqu'à la fin des films incarnés tour à tour par Connery, Moore, Dalton et Brosnan. Mais déjà dans les films de ce dernier la dérive propre au cinéma d'action actuel, s'amorce et la violence pour la violence prend progressivement le dessus comme le prouvent les derniers films où l'espion prend le visage de Daniel Craig, visage inexpressif, complètement en porte à faux avec le personnage des livres et qui baigne dans une violence insupportable doublée selon les circonstances de repères sexuels pour faire à la mode, telle la scène de torture de Casino Royale aux relens sm/gays des plus infectes. Quand on a rien à dire on tombe dans ce genre de films qui font émerger tout ce qu'il peut y avoir de pervers dans la nature humaine. N'ai-je pas entendu un jour deux hommes ayant passés la trentaine et parlant d'un film en 3D, l'un disant à l'autre "Ce qu'il y a de génial dans le film c'est que quand le sang gicle tu as l'impression de le recevoir en pleine figure, c'est vachement  cool"!

    Non Monsieur Lévy quand on va voir un Bond on ne pense pas à Kant, Freud ou autre psy qui avec vous on sérieusement besoin d'une bonne séance de psychanalyse pour vous ramener aux réalités.

    Un livre à éviter!


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 12 Novembre à 15:39

    Coucou Claude,

    ah on ne remplace pas Sean Connery!

    Sûrement une bonne analyse du livre, en tus les cas d'accord pour Aghata Christie.

    Bonne fin de dimanche et bisous amitiés de Georges.

    Sylvie

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