• Soirée Ravel-Puccini à Bastille

    Pour une fois l'opéra sort de ces mises en scène absurdes et reprend le spectacle créé en 2004 par Laurent Pelly, réunissant L'heure Espagnole de Maurice Ravel et Gianni Schicchi de Puccini.

    Bien entendu il ne va pas jusqu'au bout et expatrie à Bastille un spectacle fait pour Garnier où il fut créé sous la direction à l'époque de Seiji Ozawa. Une fois de plus l'infâme acoustique de l'Opéra Bastille trahit d'excellents chanteurs. Cocorico ils sont tous Français pour le Ravel et en majorité Italiens pour le Puccini. Assis au quatrième rang plein face en raison du volume de l'orchestre et principalement de l'acoustique détestable, à certains moments on n'entendait pas Philippe Talbot. Autre monument de bêtise alors qu'enfin l'opéra de Paris a compris que placé dans les premiers rangs ou au fond de la salle, la lecture du surtitrage est impossible à peine de sortir avec un torticolis ou de s'équiper d'un télescope, la taille des caractères des deux écrans latéraux à hauteur raisonnable, sont si petits qu'il faudrait un microscope électronique pour les déchiffrer!

    Cela dit, ces deux opéras bénéficient d'une mise en scène parfaite telle que sait les faire Laurent Pelly quand il ne tombe pas dans le snobisme actuel des relectures. Il signe les costumes et ses deux compères Florence Evrard et Caroline Ginet des décors en parfaite symbiose avec le coté absurde des deux œuvres.

    Mur de pendules et horloges placées dans les endroits ou les objets les plus hétéroclites pour le Ravel, la chambre du défunt constituée d'armoires et de tiroirs à revendre permettant de cacher si besoin est un testament qui ne fait pas l'affaire des membres éplorés de la famille.

    Seul ombre au tableau un chef d'orchestre gesticulant, se prend-il pour Icare à battre des bras en permanence comme pour décoller de la fosse d'orchestre?; Il met à mal le délicieux et touchant "O mio babbino caro" de Laureta dans le Puccini, en le dirigeant cent fois trop vite alors que cet air qui rappelle celui du saule d'Otello de Verdi, est une supplique mêlée de tendresse du personnage à son père.

    Il n'empêche que l'on passe deux heures réjouissantes loin des soucis quotidiens comme se doit d'être une soirée à l'Opéra loin des fantaisies intellectuelo-métaphysico-délirantes des metteurs en scène que Monsieur Lissner se complaît à nous imposer de soirée en soirée.


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 14 Juin à 00:28

    Coucou Claude,

    rien n'est jamais parfait. Tu as un bout de choses bien et un bout de choses moches.

    Bon me voilà de retour de belles vacances, mais j'y ai très mal dormi.

    On a passé une belle semaine avec mes trois berlinois: ma fille et ses deux petits.

    Douce nuit et bisous. Bon jeudi.

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