• Extraits du Sexe Faible d'Edouard Bourdet

     

    J'ai retrouvé récemment l'enregistrement de la pièce d'Edouard Bourdet donnée en 1957 et diffusée à la radio en direct alors que moi-même me trouvais dans la salle de l'Odéon alors deuxième salle de la Comédie Française. C'était l'entrée au répertoire de cette délicieuse comédie en trois actes brocardant les rapports hommes/femmes du début des années trente (la pièce fut jouée pour la première fois en 1929 avec une distribution prestigieuse); c'est une connaissance qui m'a offert cet enregistrement réalisé sans doute par son père sur ce qui devait être alors les débuts des magnétophones. 5 ans plus tard Stellio Lorenzi réalisait une captation en studio de la pièce avec à peu près la même distribution sinon l'absence dramatique de Marie Sabouret qui était décédée en pleine jeunesse (38 ans sauf erreur) d'une leucémie. Que dire de l'interprétation ici, sinon qu'elle est exceptionnelle, aucun théâtre actuel ne peut se targuer d'avoir eu un tel plateau:

    Jacques Charon, Robert Hirsch, Denise Gence; Georges Descrières, Micheline Boudet, Gabrielle Dorziat, Jean Piat, Jean Meyer qui avait fait la mise en scène, et parmi les élèves du conservatoire présents Monsieur Périmoni qui est un professeur reconnu sur la place de Paris. Trois heures de fou rire qui n'ont pas perdu la moindre actualité car que sont aujourd'hui les couguars même si elles prétendront ne pas se vendre aux petits jeunes qui s'intéressent à elles, cessons de faire les hypocrites messieurs car on a rien sans rien, d'un coté comme de l'autre et les avantages accordés en nature le sont aussi bien physiques que monétaires...

    Ce premier extrait se situe au milieu du 1er acte. Mme Isabelle Leroy-Gomez est une femme qui considère que ses quatre fils doivent pour profiter de la vie confortablement et sans soucis, épouser des femmes riches, très riches. L'un de ses fils Philippe est donc marié à une Argentine millionnaire, qui l'entretient mais a fini par se lasser des incartades de son mari qui en dernier lieu s'est amouraché d'une russe désargentée et joueuse de baccarat. L'épouse outragée a donc quitté le domicile conjugale et s'est "réfugiée" dans un palace parisien, que Suzanne Lalique décoratrice émérite de la Comédie Française de l'époque, à fait ressembler étrangement au Ritz de la place Vendôme. Nous sommes au premier acte dans le petit salon de la suite de Mme Leroy Gomez qui a fait monter Antoine le maître d’hôtel et confident des clients, donc de ses fils. Elle veut en avoir le coeur net sur les frasques de son chez et beau Philippe. Antoine avec le savoir faire et la retenue qui lui sont innés va mettre Isabelle au fait de ce qui s'est passé. Antoine c'est Jacques Charon, Isabelle - Gabrielle Dorziat, et la seconde Mme Leroy Lee-Gomez qui a hérité du mari d'Isabelle lorsque cette dernière s'est trouvée ruinée du fait de la faillite de ses mines du Caucase lors de la révolution russe, dans lesquels se trouvait sa fortune, n'est plus devenu intéressante pour son bel époux Leroy-Gomez. C'est Line Noro une des grandes sociétaires de l'époque qui incarne la seconde Mme Leroy-Gomez, elle est américaine d'origine. Avec son humour machiavélique Isabelle appelle Clarisse la seconde mère de ses enfants chaque fois qu'elle demande à Clarisse de l'argent pour faire face à ses dépenses somptuaires....Les photos Illustrant le spectacle sont extraites du programme du spectacle et de sa brochure parue à l'époque dans ce qui devait être le précurseur de l'avant scène théâtre.

     

    Extraits de l'acte 1

     

    Au cours du second acte qui se déroule quelques mois plus tard, nous sommes au soir du bal de l'Interallié. Tout le monde est parti sauf bien entendu Antoine et Philippe Leroy-Gomez qui cherche vainement une somme de 1.2 millions de francs pour éviter la prison à sa maîtresse russe. N'ayant trouvé aucun commanditaire il se résoud à emprunter l'argent à sa femme légitime la belle Cristina (Marie Sabouret). Hélas elle aussi est parti au bal avec son amant du moment Carlos (Robert Hirsch). Mais Antoine est plein de ressources et va offrir un plat de choix à Philippe en la personne de la comtesse Polaki qui s'ennuie à mourir et déambule dans la galerie à la recherche de quelque proie compatissante moyennant quelques avantages financiers de sa part. Philippe resistera--il à la tentation? Appliquera-t-il l'adage de l'empereur Vespasien? Regardez ce vraie morceau de bravoure et le sens commercial d'Antoine cela pourrait toujours servir....

    Extrait de l'acte 2

     


    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    1
    Vendredi 20 Janvier à 00:04

    Oh ça je garde our regarder dès que j'ai du temps.

    Bises.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :