• Churchill seigneur de guerre de Carlos d'Este

    Il est un aspect de la personnalité de Churchill qui a rarement voire jamais été abordé, celui de son attitude et de ses rapports avec les chefs militaires qui ont travaillé à ses cotés.

    Carlos d'Este, lieutenant de l'armée américaine surtout connu pour sa remarquable étude du débarquement du 6 Juin 1944 (1983), a comblé cette lacune par une étude tout aussi remarquable en 2008 et dont la troisième ré-édition est sortie chez Tempus en 2019.

    On y découvre un aspect peu connu de la vie de cet immense homme d'Etat, inégalé à ce jour que fut Churchill.

    D'Este nous fait revivre depuis sa plus tendre enfance, les tribulations, coups de tête, colères, acharnement au travail, épuisant ses collaborateurs au bord de la crise de nerfs et dormant debout à des deux et trois heures du matin, cet hallucinant personnage.

    Churchill aimait la guerre pour ses aspects stratégiques et la détestait pour sa férocité croissante tout au long du XXe siècle.

    On retrouve dans son attitude et sa passion pour la stratégie le petit garçon qui jouait aux soldats de plomb, chef dès l'âge où l'on aime les contes de fées s'imposant à ceux qui jouaient avec lui. Il était bien entendu que seul lui gagnait les batailles!

    Pourtant ce fut un stratège aux idées dangereuses, responsable des échecs et des carnages de Dieppe, de Norvège, de Galipolli, de Grèce et de Crète sans parler de tous ceux qui auraient pu avoir si les Etats Majors ne s'étaient pas opposé à ces fantaisies coûteuses en vies humaines.

    Ses colères furent mémorables, son romantisme à leur auteur.

    Inconséquent parfois, arrogant disant au Recteur de l'université de Harrow qui lui reprochait son peu de travail "Monsieur j'ai lieu d'être mécontent de vous", et Winston de répondre:" Et moi aussi j'ai toutes les raisons d'être autant mécontent de vous"!

    Insouciant comme le raconte une de ses secrétaires débutantes n'osant pas lui dire que sa couverture sur son lit alors qu'il dictait, avait pris feu, alla avertir son garde du corps. Revenant dans la chambre avec ce dernier, déjà envahi par la fumée, il s'adresse à Premier ministre: "Je crois monsieur qu'il faudrait sortir de la pièce" et Churchill de répondre voyant les dégâts s'aggraver: "Ah oui, peut-être, vous avez raison"!

    Livre passionnant fourmillant d'anecdotes sur cet homme, d'un courage et d'une volonté exceptionnelle, à qui non seulement la Grande Bretagne doit d'avoir été sauvée des griffes du monstre hitlérien, mais sans doute le monde dans son ensemble.

    Un livre à lire absolument.

     


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 6 Octobre à 23:05

    Coucou Claude,

    tu as fait un bon résumé, mais je n'aurai pas le temps de le lire.

    Alors merci et bon début de semaine.

    Bises.

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