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    Bryce Canyon Mai 2007, Là où y a de la gène y a pas de plaisir:

    Enfin j'ai bien le droit de m'asseoir où j'veux non?

    (Copyright Radames)

     

     

  • Yeshua Sverdlov héros de la légion étrangère, homme d'influence, ambassadeur de France grand séducteur, surnommé le manchot magnifique est une légende oubliée du XXe siècle. Il est aussi "... un morceau de mon coeur entrelacé au tien..." selon les termes employés par Gorki dans une de ses correspondances. Né à Nijni-Vodgorod, frère aîné du révolutionnaire et homme politique russe Iakov Sverdlov que l'on soupçonne d'avoir organisé et participé à l'assassinat de la famille Romanov, c'est en trainant sur les bords de la Volga qu'adolescent il rencontrera le grand auteur Russe et qu'une amitié naitra entre les deux hommes.

    Guillemette de Sairigné vient de consacrer à Sverdlov qui prit le nom de Zenovi Pechkoff une biographie parue aux Editions Allary. Elle est d'autant plus concernée par la vie de cet extraordinaire figure du début du XXe siècle que son père Gabriel de Sairigné, héros de Narvik et de Bir Hakeim, Compagnon de la Libération, mort au champ d’honneur en Indochine à 35 ans à la tête de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère quand elle n’avait que quelques mois, fut l'ami de Pechkoff.

    Gorki est âgé de 28 ans alors qu'il rencontre Pechkoff .Pechkoff adopte l’idéalisme et la foi dans le progrès social de son ami, lequel partage résolument l’existence des humbles, matière respectée et célébrée de son œuvre. Gorki organise des réunions, promeut ses idées un peu partout en Russie avec une énergie peu commune. Sorte de secrétaire, « homme à tout faire », Zinovi lui apporte un soutien aussi fervent qu’efficace. Il partage les arrestations, les emprisonnements décrétés par un régime d’autant plus hostile que Gorki est alors au début d’un immense succès dans et hors de Russie, succès qui s’appuie sur une critique radicale de l’autocratie. Sous la férule de son mentor, le jeune homme, peut-être sur le conseil de Stanislavski, s'essaie à Moscou au théâtre, à l’écriture. Il collectionne aussi les conquêtes féminines, s’ouvre au monde. Il quittera la Russie pour ne pas être enrôlé dans la guerre Russo Japonaise, c'est le début de séjours plus ou moins longs à l'étranger; en 1914 il réussit à se faire engager dans la Légion Etrangère et partira sur le front où blessé il devra être amputé de son bras droit. Il serait trop long de poursuivre ici l'extraordinaire histoire de cet homme hors du commun qui finira général, sera admiré par le Général de Gaulle qu'il rejoindra dans la France Libre pendant la seconde guerre mondiale.

    La biographie se lit comme un roman d'aventures, remarquablement écrite dans un style sans fioritures ou effets souvent propres aux universitaires et chercheurs historiens. Pas loin de 600 pages qui doivent compléter un autre livre de l'auteur "Mon illustre inconnu.Enquête sur un père de légende" paru en 1998 chez Fayard.


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  • Amazing Grace est un film Anglo-Américain retraçant le combat de 25 ans que mena le membre de la chambre des communes William Wilberforce pour faire voter la loi abolissant l'esclavage en Grande Bretagne dans ses colonies et ce malgré la farouche et déterminée opposition du parti conservateur de l'époque. Il fut soutenu en cela entre autres par le premier ministre William Pitt et par John Newton qui décidât en 1748 d'abandonner son métier de négrier et composa un hymne "Amazing grace" à la suite de la tempête où il faillit périr.

    Le film est servi par une distribution de premier plan.:

    Ioan Gruffudd : William Wilberforce

    Romola Garai : Barbara Spooner

    Benedict Cumberbatch : William Pitt le Jeune

    Albert Finney : John Newton

    Michael Gambon : Charles James Fox

    Rufus Sewell : Thomas Clarkson

    Youssou N'Dour : Olaudah Equiano

    Ciarán Hinds : Banastre Tarleton

    Toby Jones : William, Duc de Clarence

    Nicholas Farrell : Henry Thornton...et bien d'autres.

    Superbement mis en scène et photographié, sorti au Canada en septembre 2006, le film n'a à ce jour semble-t-il jamais été présenté au public français sinon par l'intermédiaire du dvd pour ceux qui l'ont acquis ou vu sur youtube.

    Voilà la démonstration flagrante de l’ineptie et du vide culturel de notre pays, on préfère les âneries de monsieur Duboscq ou les élucubrations sentimentalo-sexuelo psychanalytiques de petits réalisateurs de gauche sans le moindre talent, sinon on s'extasie pendant des heures devant les nieme Star Wars ou Star Trek et autres films à effets spéciaux d'un vide absolu! On s'étrangle de rire devant les âneries de monsieur Ruquier à la télévision ou on reste rivé devant les soit disant débats des chaines dites d'informations telles BFM-TV, TF1, et autres Cnews.

    A la vue eu ce film on se met à rêver de voir la planète dotée à nouveau d'hommes de la trempe des Wilberforce et non les nullités absolues qui encombrent les présidences et parlements français, britanniques et américains actuels, pour ne citer que les plus en vue, qui nous mènent tout droit aux désastres, culturel, économique,financier et social.

    Un film à voir et à revoir, surtout à montrer à cette jeunesse rivée à ses smartphones!


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  • Quelle déception!

    Voilà un livre qui aurait pu par son contenu être vivant et nous replonger dans une des périodes les plus sombres de notre pays, faisant prendre conscience aux lecteurs en particulier la jeunesse insouciante et hyper gâtée actuelle ayant eu la chance de ne pas vivre pareil calvaire, de ce que furent ces 5 années tragiques.

    L'auteur au lieu de nous tracer un tableau de ces cinq années, s'embarque dans une analyse socio politique lourde, truffée de statistiques dont on peut se demander la réelle validité, le tout à de nombreuses reprises tendant à minimiser le scandaleux comportement des collaborateurs, du pouvoir de Vichy et de son maître infâme, d'individus ignobles comme Bousquet ou Laval sans parler de la duplicité et de la compétence en matière de retournement de veste d'un certain Mitterrand! l faut avoir un sacré toupet pour prétendre que le régime de Vichy était légal quand il résultat d'un vote d'une assemblée dont certains des députés avaient été empêché quasi manu militari de rentrer en France, de Casablanca où ils s'étaient rendus pensant que les institutions du pays viendraient s'y réfugier comme le firent les Polonais par exemple à Londres. Sans parler de la demande du député de l'Hérault, Vincent Badie, qui a échoué à présenter la motion des 27 parlementaires officiellement opposés au projet de Laval. Le président de l'Assemblée, Jules Jeanneney, sénateur ne lui a pas accordé la parole tandis que les huissiers l'ont empêché d'accéder à la tribune. C'est ça la légalité parlementaire aux yeux de Monsieur Jackson! 

    Le seul élément qui ressort de façon claire et que Daniel Cordier dans ses mémoires commentées ici avait mis en parfaite lumière, est l'ambition démesurée et qui n'aurait jamais dû avoir sa place de la part des différents dirigeants des mouvements  de résistance, tels les Frenay et autres. Jean Moulin le malheureux, eu bien du mal à tenter de calmer ce véritable panier de crabes. Du courage, de la détermination, des actes de bravoures des jeunes et moins jeunes résistants sur la terrain, il n'en est pratiquement jamais question!

    S'ajoute à cela pour rendre la lecture de ce pavé de près de 700 pages de l'édition Oxford britannique plus pénible, une typographie telle que l'on en attrape des mots de tête au bout de cinq minutes.

    En une phrase: Un livre à fuir!


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  • Nous ne sommes pas naïfs et savons tous que de nombreux individus plus ou moins au passé reluisant, pour ne pas dire d'organisations font métier de vendre des armes pour aider les nations à s'entre-tuer et assouvir leurs aigreurs, ou volonté expansionniste tant économique que territoriale ou idéologique. Citer des noms n'est pas politiquement correct mais chacun connait pertinemment les noms des marchands d'armes ayant plus ou moins pignons sur rue dans ce sinistre métier.

    L'auteur de ce nouvel ouvrage paru chez Taillandier cette année nous dévoile autant que ses sources le permettent, l'histoire plus ou moins rocambolesque de celui qui fut dès la fin du dernier tiers du XIXe siècle et ce jusqu'en 1930 environ le plus grand marchand d'armes au monde.

    Dans un style fluide et souvent moqueur et sarcastique l'auteur nous conte les péripéties de cet homme aux multiples patronymes, financier de haute volée, fort bien fait de sa personne, charmeur et séducteur tout autant de femmes que d'hommes politiques ou magnats de la finance et de l'industrie.

    Il fut pratiquement jusqu'à la fin de sa vie l'agent puis membres du conseil d'administration de la grande firme d'armement britannique, Vickers. On retrouve son nom tout au long du premier conflit mondial en particulier dans l'affaire des Dardanelles qui coutât la vie à de nombreux britanniques et français.

    Ses origines restent à ce jour mystérieuses, l'homme sachant parfaitement cacher son passé de jeune homme loin d'être celui d'un enfant de chœur.

    C es 260 pages se lisent pratiquement d'un trait comme un véritable roman policier aux allures souvent surréalistes. N'alla-t-il pas jusqu'à envisager d'acheter la principauté de Monaco comme cadeau à son amour de près de trente année en la personne de  Maria del Pilar ANtonia ANgela Patrocino Simona de Muguirtoy Beruete épouse légitime de Francisco Maria de Borbon-Braganza y Borbon, Duc de Marchena! Ouf!

    Basil attendra patiemment et discrètement la mort du duc pour finir par épouser la duchess qui hélas, décédera un an et demi après au désespoir de notre armurier!

    Lisez ce livre qui fera sans doute de vous un lecteur cynique car on ne peut s'empêcher d'exploser de rire devant les tours de passe passe et le génie de financier et de négociateur, maestro toutes catégories confondues en matière de bakchichs! N'alla-t-il pas jusqu'à se faire l'ami de Clémenceau avec qui il fut en tractations pendant la guerre de 1914-1918!


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  • Un des aspects peu souvent abordé est celui de l'espionnage aérien.

    Taylor Browning, professeur de l'Imperial War Museum et longtemps directeur de la chaîne télévisée Flashback où il produit plus de deux cents documentaires dont de nombreux films traitant de sujets historiques, consacre un nouvel ouvrage à ce sujet.

    Dès la première guerre mondiale et l'avènement de l'aéronautique dans le conflit, les britanniques ont perçu l'intérêt de la reconnaissance aérienne à des fins militaires. La fin du conflit et le développement d'une mentalité pacifiste exacerbée dans la période qui suivi le carnage de 1914-1918, fit tomber dans l'oublie  les connaissances acquises.

    A l'aube de la seconde guerre mondiale, le sujet redevint à l'ordre du jour. Les britanniques et dans une moindre mesure l'Allemagne Nazie remirent en place des équipes de volontaires pour reprendre ce sujet.

    Tout était à refaire: méthodes et matériels aériens performants permettant de photographier d'aussi haut que possible les zones militarisés ou les infrastructures industrielles et de communications permettant aux unités combattantes d'avoir le dessus sur l'ennemi.

    Il fallait ensuite posséder voire créer de toutes pièces les matériel permettant de décrypter et d’interpréter les clichés ramenés par les pilotes.

    Ces derniers étaient engagés dans de véritables missions suicides dans la mesure où pour alléger le poids des avions, Spitfire puis Mosquito, on les avait purement et simplement débarrassé de toutes armes leur permettant de se défendre en cas d'attaques aériennes.  Cela permettait aussi de leur donner des réservoirs supplémentaires garant de missions plus longues en vol allant jusqu'à plus de cinq heures d'autonomie. Enfin on devait compte du matériel photographique qui remplaçait les mitrailleuses et était loin des progrès acquis en matière de miniaturisation que nous connaissons aujourd'hui sans parler de l'utilisation du numérique.

    C'est à Danesfield House près de Medmenham que fut basée la principale unité de reconnaissance aérienne britannique pendant la seconde guerre mondiale.

    Dans son livre l'auteur nous détaille par le menu l'évolution , l'ingéniosité mais aussi le courage de ces pilotes et de ces hommes mais de ces femmes engagés dans ce travail exigeant patience, disponibilité 24h sur 24 et qui dans bien des cas  ont joué un rôle déterminant dans l'évolution du conflit et son résultat final.

    Ils sont souvent dû lutter contre les conservatisme et le scepticisme des chefs d'Etat Major; le plus patent qui coûta la vie à de nombreux combattant fut celui qui marquât l'opération Market Garden en 1944. Montgomery refusa de prendre en compte l'avertissement qu'un des lieux de largage de combattant se trouverait en pleine ligne de mire d'une unité de panzer en maintenance dans un bois à quelques mètres de là. On alla jusqu'à conseiller ou plutôt mettre en permission forcée l'interpréteur de la photo qu'on accusa à tort de surmenage... Le film "Un pont trop loin" montre parfaitement cet épisode et ses conséquences tragiques.

    L'évolution progressive de cette compétence se poursuivit largement au delà du premier conflit mondial, aidée en cela par les progrès tant en informatique qu'en aéronautique, photographique et spatiale dont l'un des protagonistes ne fut autre que le concepteur des sinistres V1 et V2, Werner Von Braun qui échappa au procès de Nuremberg grâce aux Américains.

    Livre passionnant montrant jusqu'à quel degré de cynisme les alliés pouvaient aller en particulier dans le traitement du massacre des juifs dans les camps de la mort. En effet par le plus pur des hasards un des pilotes le 23 août 1944 pris sans le savoir un cliché du camp d'Auschwitz en plein activité. On y voit éclairement un train à quai débarquant les malheureuses victimes tandis qu'à l'opposé du camp une sinistre fumée noire marque le lieu du charnier où faute de place dans les fours crématoires les monstres Nazis finissaient leur sinistre besogne. Il fallut la découverte par hasard du cliché soigneusement caché dans les archives britanniques sur ordre des états majors américains et britanniques, en 1979, pour que le scandale soit mis aux yeux du public. Rien n'avait été fait pour permettre la rupture de la chaîne "d'approvisionnement" ferroviaire sans pour autant risquer de tuer les malheureux otages.

    Un livre qui complète fort bien ceux consacrés aux espions et agents doubles dont j'ai parlé précédemment.

     

     


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