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    Bryce Canyon Mai 2007, Là où y a de la gène y a pas de plaisir:

    Enfin j'ai bien le droit de m'asseoir où j'veux non?

    (Copyright Radames)

     

     

  • Je viens de terminer la lecture de la biographie de Jean Moulin par Danier Cordier, son secrétaire pendant la résistance de Juin 1942 à la capture de ce héros en 1943. Ouvrage monumental si l'on considère la taille des trois volumes publiés entre 19989 et 1993, pas loin 3000 pages dont presqu'un quart (voire plus) de notes, documents in extenso en annexes diverses.

    Ouvrage passionant à plus d'un titre sans conteste, ouvrage inachevé puisque prenant fin au moment du parachutage de Moulin début 1942. En effet les trois premiers volumes devaient avoir une suite également répartie sur trois autres volumes. Il semble que Cordier en raison de problèmes de santé n'ait pas pu continuer son ouvrage. Cependant on peut que des ouvrages ultérieurs sont en fait la poursuite de cette biographie:

    1999 : Jean Moulin. La République des catacombes, Paris,  éd. Gallimard.Récapitulation du précédent ; action de Jean Moulin de 1941 à sa mort ; postérité de son action et de sa mémoire.

    2009 : Alias Caracalla : mémoires, 1940-1943, Paris,  éd. Gallimard, (ISBN 978-2-07-074311-7).Prix littéraire de la Résistance 2009.

    Un livre antérieur à la biographie éclaire l'action de Jean Moulin au travers du Conseil de la résistance et publié en 1983:

    1983 : Jean Moulin et le Conseil national de la Résistance, Paris,  éd. CNRS.

    J'ai lu les deux premiers mais pas le troisième.

    Pour en revenir à la biographie elle-même, autant les deux premiers volumes sont ordonnés et prennent la vie de Moulin de façon organisée et chronologique, autant le troisième présente le défaut d'être une sorte de fourre tout entaché de redites sans nombre. Tout se passe comme si Cordier considérait que le lecteur aborderait la biographie en commençant par le dernier tome. Un peu comme cette nouvelle manie en musique, de la diffusion style salami où les programmes, par exemple comme ceux de Radio Classique , sont constitués par des extraits d'oeuvres sous le faux prétexte que les auditeurs n'ont pas la patience d'écouter une symphonie ou un concerto en commençant par le premier mouvement allant jusqu'au dernier. Procédé inadmissible, intolérable et totalement injustifiable.

    Dans ce troisième volume les 70 premières pages constituent une préface justifiant l'existence du livre et qu'un autre ouvrage intitulé "De l'Histoire à l'histoire", complétera en 2013 , où il narre sa prise de conscience aux "Dossiers de l'écran" en 1977, sur la problématique de la Résistance par rapport à "la France libre" du général de Gaulle. Autrement dit, le conflit aigu qui a opposé en 1943, Jean Moulin et les trois chefs des mouvements de résistance, Henri Frenay, Emmanuel d'Astier de la Vigerie et Jean-Pierre Lévy.

    Il faut avoir vu la façon arrogante et méprisante dont Daniel Cordier fut l'objet des propos tenus par Henry Frenay (voir Youtube) , aux Dossiers de l'écran pour comprendre l'obstination et le travail colossal qu'il mena pour contredire les calomnies et assertions de l'ancien chef de la Résistance et ministre du Général de Gaulle. 

    Le problème c'est que ceci avait déjà été expliqué dans le tome 1. Ces 70 pages sont donc redondantes. L'autre défaut du livre et qui là encore trouve son explication dans la véritable croisade menée contre l'auteur par l'opposition à sa défense de Moulin, tient aux nombreuses citations, énumérations de décisions in extenso en plein milieu de chapitres à de multiples endroits.  On doit choisir soit en met des notes en bas de pages, soit on crée des annexes. Dans le cas présent la première solution étant à l'évidence hors de question ,tout cela aurait dû aller en annexes pour ne pas rompre le fil conducteur historique.

    Enfin dans une longue postface l'auteur régle là encore ses comptes avec ses adversaires au sujet du "Manifeste de la Libération Nationale" de Henry Frenay qui lui valut des attaques allant dit-il jusqu'à personnaliser le débat, manie bien française de nos concitoyens quand ils sont à court d'arguments pour justifier leurs opposition à telle ou telle affirmation qui ne les satistont pas voire les critique. Longueur de la justification plus de 120 pages dans l'édition JCLATTES! On comprend que Cordier ait le souhait de démontrer que ses affirmations ne sont pas des lubies, des déclarations de foi envers son ancien patron, mais là encore c'est "hors sujet" et aurait dû faire l'objet d'une publication à part.

    Tout ceci nuit à la lecture du tome III car exaspéré de voir le rythme de la narration interrompu en de multiples endroits par des digressions et autres éléments à caractère documentaire nécessaires mais mal placés, on finit par les sauter et sans doute par également passer par dessus le moment où le récit biographique reprend réellement sa course. C'est profondément dommage, c'est particulièrement frustrant voire agaçant.

    Cela dit Cordier grâce à ce livre monumental, remet les choses en place et démystifie le ou les mouvements de la Résistance en leur redonnant une taille humaine. On sort de mes mémoires qui qu'on le veuille ou non embellissent toujours les actes de leurs auteurs, rares sont ceux qui comme Cordier ont le courage de dire sans détours qu'ils firent à un moment de leur vie fausse route. Cordier dit de façon claire et précise qu'il était Action Française et avait des tendances antisémites (si ma mémoire est bonne) dans son autobiographie "Alias Caracalla". Il y explique comment Moulin le mit devant ses contradictions et son erreur de jugement dès les premiers mois de leur collaboration. Cet aveu n'était pas évident à faire. C'est tout à son honneur.

    Le vieux monsieur aujourd'hui centenaire peut être fier de sa ténacité, de sa volonté de défendre coute que coute la mémoire de son patron accusé par Frenay sans la moindre preuve d'être un communiste (proto-communiste comme il le dit, on adore encore dans notre pays sortir des mots ronflants pour se donner bonne conscience).

    Quand dans Médiapart en 2013, Jean A.Chérasse  écrit "...Mais il prétend aussi faire oeuvre d'historien, avec sa maniaquerie de la chronologie des archives, en tranchant de manière subjective dans le grand débat sur le financement des groupes de Résistance et de l'Armée secrète.

    Malgré la caution de Jean-Pierre Azéma, il n'est toujours pas évident aujourd'hui, de reconnaître le bien-fondé de la position de Jean Moulin dans cette affaire, position que défend bec et ongles Daniel Cordier qui stigmatise les chefs de la Résistance, et en particulier Henri Frenay. Le chef du mouvement Combat avait eu la maladresse, dans le débat des "Dossiers de l'écran", de dire à Cordier "qu'il n'était que l'intendance et qu'il ne connaissait pas bien l'enjeu de la discussion"...." , oui  monsieur les archives sur un évènement quelconque en matière historique doivent être consultées, commentées selon leur déroublement chronologique. Quand on fait un plat on ne commence pas par la fin de la cuisson mais par la collecte des ingrédients nécessaires à sa réalisation. Oui Cordier a fait oeuvre d'historien avec un grand H en affirmant haut et fort que ce dernier devait s'appuyer sur des faits et documents sans contexte possible et que ce n'est qu'en tout dernier ressort qu'il doit prendre en considération les souvenirs des acteurs des faits dont il rend compte. Trop souvent l'autobiographe embéllit ou déforme sciemment ou involontairement ses souvenirs pour se donner bonne conscience voire masquer ses erreurs ou actes contestables . L'un des exemples les plus flagrants d'une telle attitude, fut le procès Papon des années 90. Dans un ouvrage célèbre l'un des romanciers les plus célèbres de notre litterature, Alexandre Dumas  père dans ses "Mémoires", s'en est donné à coeur joie; on lui pardonne car il a tant d'humour, tant de talent de conteur qu'on les lit avec autant de plaisir que les Trois Mousquetaires, Vingt ans après ou le Vicomte de Bragelonne;

    Pour conclure, si vous vous intéressez à cette période tragique de notre histoire, lisez cet ouvrage et je dirai même que vous devez lire les oeuvres de Cordier dans ce cas surtout pas dans l'ordre chronolique:

    1/ "Jean Moulin l'inconnu du Panthéon" Tome 1 et 2 et une partie du tome 3 en sautant certains passages mentionnés ci-dessus

    2/ "Jean MouliJe viens de terminer la lecture de la biographie de Jean Moulin par Danier Cordier, son secrétaire pendant la résistance de Juin 1942 à la capture de ce héros en 1943. Ouvrage monumental si l'on considère la taille des trois volumes publiés entre 1989 et 1993, pas loin de 3000 pages dont presqu'un quart (voire plus) de notes, documents in extenso et annexes diverses.

    Ouvrage passionant à plus d'un titre sans conteste, ouvrage inachevé puisque prenant fin au moment du parachutage de Moulin début 1942. En effet les trois premiers volumes devaient avoir une suite également répartie sur trois autres volumes. Il semble que Cordier en raison de problèmes de santé n'ait pas pu continuer son ouvrage. Cependant ses ouvrages ultérieurs sont en fait la poursuite de cette biographie:

    1999 : Jean Moulin. La République des catacombes, Paris,  éd. Gallimard.Récapitulation du précédent ; action de Jean Moulin de 1941 à sa mort ; postérité de son action et de sa mémoire.

    2009 : Alias Caracalla : mémoires, 1940-1943, Paris,  éd. Gallimard, (ISBN 978-2-07-074311-7).Prix littéraire de la Résistance 2009.

    Un livre antérieur à la biographie éclaire l'action de Jean Moulin au travers du Conseil de la résistance et publié en 1983:

    1983 : Jean Moulin et le Conseil national de la Résistance, Paris,  éd. CNRS.

    J'ai lu les deux premiers mais pas le troisième.

    Pour en revenir à la biographie elle-même, autant les deux premiers volumes sont ordonnés et prennent la vie de Moulin de façon organisée et chronologique, autant le troisième présente le défaut d'être une sorte de fourre tout entaché de redites sans nombre. Tout se passe comme si Cordier considérait que le lecteur aborderait la biographie en commençant par le dernier tome. Un peu comme cette nouvelle manie en musique, de la diffusion style "salami" où les programmes, par exemple comme ceux de Radio Classique , sont constitués par des extraits d'oeuvres sous le faux prétexte que les auditeurs n'ont pas la patience d'écouter une symphonie ou un concerto en commençant par le premier mouvement allant jusqu'au dernier. Procédé inadmissible, intolérable et totalement injustifiable.

    Dans ce troisième volume les 70 premières pages constituent une préface justifiant l'existence du livre et qu'un autre ouvrage intitulé "De l'Histoire à l'histoire", complétera en 2013 , où "... il narre sa prise de conscience aux "Dossiers de l'écran" en 1977, sur la problématique de la Résistance par rapport à "la France libre" du général de Gaulle. Autrement dit, le conflit aigu qui a opposé en 1943, Jean Moulin et les trois chefs des mouvements de résistance, Henri Frenay, Emmanuel d'Astier de la Vigerie et Jean-Pierre Lévy...." (cf Mediapart )

    Il faut avoir vu la façon arrogante et méprisante dont Daniel Cordier fut l'objet lors  des propos tenus par Henry Frenay (voir Youtube) , aux Dossiers de l'écran pour comprendre l'obstination et le travail colossal qu'il mena pour contredire les calomnies et assertions de l'ancien chef de la Résistance et ministre du Général de Gaulle. 

    Le problème c'est que ceci avait déjà été expliqué dans le tome 1. Ces 70 pages sont donc redondantes. L'autre défaut du livre et qui là encore trouve son explication dans la véritable croisade menée contre l'auteur par l'opposition à sa défense de Moulin, tient aux nombreuses citations, énumérations de décisions in extenso en plein milieu de chapitres à de multiples endroits.  On doit choisir soit en met des notes en bas de pages, soit on crée des annexes. Dans le cas présent la première solution étant à l'évidence hors de question, tout cela aurait dû aller en annexes pour ne pas rompre le fil conducteur historique.

    Enfin dans une longue postface l'auteur régle là encore ses comptes avec ses adversaires au sujet du "Manifeste de la Libération Nationale" de Henry Frenay, qui lui valut des attaques allant dit-il jusqu'à personnaliser le débat, manie bien française de nos concitoyens quand ils sont à court d'arguments pour justifier leurs opposition à telle ou telle affirmation qui ne les satistont pas voire les critique. Longueur de la justification plus de 120 pages dans l'édition J.C. LATTES! On comprend que Cordier ait le souhait de démontrer que ses affirmations ne sont pas des lubies, des déclarations de foi envers son ancien patron, mais là encore c'est "hors sujet" et aurait dû faire l'objet d'une publication à part.

    Tout ceci nuit à la lecture du tome III car exaspéré de voir le rythme de la narration interrompu en de multiples endroits par des digressions et autres éléments à caractère documentaire nécessaires mais mal placés, on finit par les sauter et sans doute par également passer par dessus le moment où le récit biographique reprend réellement sa course. C'est profondément dommage, c'est particulièrement frustrant voire agaçant.

    Cela dit Cordier grâce à ce livre monumental, remet les choses en place et démystifie le ou les mouvements de la Résistance en leur redonnant une taille humaine. On sort de ces mémoires qui, qu'on le veuille ou non embellissent toujours les actes de leurs auteurs; rares sont ceux qui comme Cordier ont le courage de dire sans détours qu'ils firent à un moment de leur vie fausse route. Cordier dit de façon claire et précise qu'il était Action Française et avait des tendances antisémites dans son autobiographie "Alias Caracalla". Il y explique comment Moulin le mit devant ses contradictions et son erreur de jugement dès les premiers mois de leur collaboration. Cet aveu n'était pas évident à faire. C'est tout à son honneur.

    Le "vieux monsieur", aujourd'hui centenaire peut être fier de sa ténacité, de sa volonté de défendre coute que coute la mémoire de son patron accusé par Frenay sans la moindre preuve d'être un communiste (proto-communiste comme il le dit, on adore encore dans notre pays sortir des mots ronflants pour se donner bonne conscience).

    Quand dans Médiapart en 2013, Jean A.Chérasse  écrit "...Mais il prétend aussi faire oeuvre d'historien, avec sa maniaquerie de la chronologie des archives, en tranchant de manière subjective dans le grand débat sur le financement des groupes de Résistance et de l'Armée secrète.

    Malgré la caution de Jean-Pierre Azéma, il n'est toujours pas évident aujourd'hui, de reconnaître le bien-fondé de la position de Jean Moulin dans cette affaire, position que défend bec et ongles Daniel Cordier qui stigmatise les chefs de la Résistance, et en particulier Henri Frenay. Le chef du mouvement Combat avait eu la maladresse, dans le débat des "Dossiers de l'écran", de dire à Cordier "qu'il n'était que l'intendance et qu'il ne connaissait pas bien l'enjeu de la discussion"...." , oui  monsieur les archives sur un évènement quelconque en matière historique doivent être consultées, commentées selon leur déroulement chronologique. Quand on écrit une recette d'un plat on ne commence pas par la fin de la cuisson mais par la collecte des ingrédients nécessaires à sa réalisation en précisant pour combien de convives. Oui Cordier a fait oeuvre d'historien avec un grand H, en affirmant haut et fort que ce dernier devait s'appuyer sur des faits et documents sans contexte possible et que ce n'est qu'en tout dernier ressort qu'il doit prendre en considération les souvenirs des acteurs des faits dont il rend compte. Trop souvent l'autobiographe embéllit ou déforme sciemment ou involontairement ses souvenirs pour se donner bonne conscience, voire masquer ses erreurs ou actes contestables . L'un des exemples les plus flagrants d'une telle attitude, fut le procès Papon des années 90. Dans un ouvrage célèbre l'un des romanciers les plus célèbres de notre litterature, Alexandre Dumas  père dans ses "Mémoires", s'en est donné à coeur joie; on lui pardonne car il a tant d'humour, tant de talent de conteur qu'on les lit avec autant de plaisir que les Trois Mousquetaires, Vingt ans après ou le Vicomte de Bragelonne.

    Pour conclure, si vous vous intéressez à cette période tragique de notre histoire, lisez cet ouvrage et je dirai même que vous devez lire les oeuvres de Cordier, dans ce cas surtout pas dans l'ordre chronologique:

    1/ "Jean Moulin l'inconnu du Panthéon" Tome 1 et 2 et une partie du tome 3 en sautant certains passages mentionnés ci-dessus

    2/ "Jean Moulin. La République des catacombes"

    3/ "Les Feux de Saint-Elme," qui traite de la prime jeunesse de l'auteur

    4/ "Alias Caracalla : mémoires, 1940-1943" la période principale de son autobiographie qui sera suivie sans doute soit sous sa plume de façon posthume soit écrite par un de ses futurs biographes, de sa carrière de collectionneurs et expert en peinture contemporaine dont il doit la genèse à Jean Moulin qui l'a initié à cet art et en a fait un spécialiste de haut niveau.n. La République des catacombes"

    3/ "Les Feux de Saint-Elme," qui traite de la prime jeunesse de l'auteur

    4/ ":Alias Caracalla : mémoires, 1940-1943" la période principale de son autobiographie qui sera suivie sans doute soit sous sa plume de façon posthume soit écrite par un de ses futurs biographes, de sa carrière de collectionneurs et expert en peinture contemporaine dont il doit la genèse à Jean Moulin qui l'a initié à cet art et en a fait un spécialiste de haut niveau.


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  • Eh oui Mesdames et Messieurs les plus de 60 ans si la pandémie reprend du poil de la bête c'est de votre faute!

    Voyons la jeunesse qui dans la rue se balade sans masque dans mon arrondissement, le XXe est absolument inocente, c'est évident. Ceux qui imitent les crétins des USA qui soutiennent Trump disant ce matin sur CNN que la pandémie est une invention des Démocrates, qu'il n'y a même pas eu 10000 morts (chiffre officiel ce matin au dessus des 191000!!), les connards en Allemagne qui parlent d'un ange maléfique venu répandre la maladie pour faire peur, la sotte sur LCI tout à l'heure qui pleurniche parce que l'on doit prendre des mesures drastiques contre ces pauvres Français qui sont des gens responsables, au sens civique surdéveloppé et auxquels on ne fait pas confiance!Tous ces gens sont les victimes de leurs ainés de plus de 60 qu'on doit parquer, pourquoi pas mettre dans des camps pour s'assurer qu'ils ne nuisent pas.

    Seulement voilà la réalité est tout autre, ce ne sont pas les seniors qui se sont réunis par dizaine pour la fête de la musique, les rave party, les 5 à 9000 au Puy du Fou ou à faire la fête aux Champs Elysées pour un match de foot débile par des joueurs surpayés histoire de taper dans un ballon. Cela n'a pas pour conséquence d'accroitre les risques de contamination.

    Quand je vois le patron de ma pharmacie avec son masque en dessous du menton c'est une attitude responsable évidemment!

    Non les Français sont des indisciplinés par constitution, ne respectant pas les lois et trouvant toujours une échapatoire pour les contourner. Il faudra que Macron et sa clique sorte la tête du sable où ils l'enfouissent pour ne regarder les faits qui leur crévent les yeux.

    Non seulement il faut porter un masque, mais il faut le porter partout, idem pour les gestes barrières et l'hygiène corporelle.

    En ce qui me concerne, mes amis, fournisseurs et autres sont prévenus: interdiction absolue de pénétrer dans mon domicile sans mettre de masque et on se passe les mains au gel dès qu'on a franchi le seuil de ma porte ; quiconque refusera sera mis à la porte.

    Quand je sors de chez mon masque est mis avant même d'ouvrir la porte de mon domicile. Je n'en fais pas une affaire d'état encore moins esthétique. Et je poursuis depuis Mars un  confinement dont les seuls exceptions sont d'aller une fois par mois faire le plein de mes médicaments étant cardiaque. Oui j'aimerai sortir un peu, mais pour moi la vie de mon prochain compte autant que la mienne. Mon état de santé m'a permis de me faire tester à domicile sur ordre de mon médecin qui ne voulait pas me voir faire la queue dans des files d'attente où l'on ne sait pas qui vous cotoie. PCR négatif heureusement, mais sans doute conséquence de la plus grande prudence.

    A fortiori quand on travaille on se doit d'être encore plus prudent et de ne pas jouer à la roulette russe sa vie et celle des autres comme le font nombre de personnes que je vois de ma fenêtre à toutes heures de la journée.


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  • Oui, scandal de voir de sales politiciens prendre en otage toute une population victime des conséquences économiques de la pandémie actuelle.

    Laquelle? Les citoyens américains qui n'ayant plus le moyen de payer leur loyer faute d'avoir retrouvé un emploi, sont mis purement et simplement à la porte de leur logement.

    La faute à qui? A des sénateurs et des membres de la chambre des représentants qui jouent au bras de fer sur le dos de leurs compatriotes  avec pour les sénateurs républicains le soutien d'un Président aux comportements monstrueux.

    Que dit la France des droits de l'homme et du citoyen? RIEN! Allez sur toutes les chaines de télévisions françaises et montrez moi un seul journaliste qui au cours des derniers jours ait élevé la voix devant pareil scandal! 

    Quant à nos politiques Président en tête? Rien non plus que je saches.

    On a l'arrogance de parler en France de droits de l'homme? De dire à tue tête que nous avons été les avocats de la liberté et de l'égalité entre les hommes, on a donné des leçons et voilà le résultat de notre soit disant conscience. Le silence devant le comportement scandaleux des dirigeants d'un pays dont en plus ils ont l'entière responsabilité pour ne pas avoir pris au sérieux une pandémie qui s'annonçait dès le mois de Janvier. Pendant ce temps ces politiciens se déplacent en limousine, vivent dans un luxe effreiné, et jacassent.

    Sous l'excuse de ne pas se méler des affaires intérieures d'un Etat qu'on dit Allié, on n'émet pas devant les plus hautes autorités internationales la moindre condamnation de ce genre de pratiques d'un autre âge.

    Bravo l'Union Européenne, Bravo Monsieur Macron! Vraiment je me demande comment vous pouvez vous regarder dans la glace sans rougir de honte.


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  • Je fulmine quand j'entends ou constate l'éternelle sémantique ou compromission de nos dirigeants soucieux soit disant de notre santé ou de redresser notre économie. Le texte ci-après posté sur le site du ministère de la santé ce matin traduit cette exaspération. On dira comme un de mes amis que c'est une philipique, si ça peut faire plaisir à mes détracteurs grand bien leur fasse!

     

    Monsieur le ministre, je crois qu'il serait utile dans ce pays de prendre conscience qu'on ne gère pas une crise sanitaire à coups de compromissions.

    En voici quelques exemples:

    1/le temps mis à décider du port obligatoire du masque partout en ville et qui dès aujourd'hui est mis à mal par l'affirmation d'un des premiers adjoints de la mairie de Paris (comment s'en étonner quand on sait qui la dirige, l'experte en embouteillages de la capitale prenant les problèmes à l'envers comme toujours):

    hier sur l'antenne de BFMTV en fin d'après midi, le dit adjoint prétendit qu'il n'était pas obligatoire de mettre un masque dans un taxi! On ne peut pas faire plus confiné qu'un taxi, nombre de chauffeurs oublient d'en mettre un alors que les clients de G7 par exemple en ont l'obligation à juste titre.

    2/Vous parlez de faire 1 million de tests quotidiens ou hebdomadaire? Laissez-moi rire:

    il m'a fallu 15 jours et encore grâce à mon généraliste qui est une perle, pour obtenir une infirmière venant à domicile pour le faire; je suis une personne fragile: 79 ans, opération à cœur ouvert en 2010, infarctus en 2017 avec double arrêt cardiaque et choc cardiogénique! J'avais un doute et n'ai pas voulu faire prendre de risques ni à moi-même ni à mon entourage proche ou non; depuis le déconfinement je mets un masque partout, dans la rue ou pas, chez moi si je ne suis pas seul.(Dieu merci je suis négatif)

    On ne peut pas faire dans l'exception tant qu’on n’aura pas mis un frein réel à la pandémie et peu importe que les français râlent ou pas ou que cela fasse perdre des voix aux élus du sommet au bas de l'échelle.

    Ce doit être Monsieur le Ministre votre règle de conduite.

    La France aujourd'hui se comporte comme elle se comporta entre 1930 et 1940 en croyant que les catastrophes n'arrivent qu'aux autres, avec irresponsabilité, légèreté et lâcheté.

    Je n'appartiens à aucun bord politique, les dogmes, les intrigues de couloirs me sont odieuses.

    Je fais partie aujourd'hui de ceux qui ne croient plus à un  pays où pour ne pas voir monter au pouvoir des individus peu recommandables, sont obligés de voter CONTRE et non de voter POUR; toutes les explications des abstentions sont de la parlote devant ce simple fait cause essentielle de la situation qui fait que ce pays va à la dérive et droit dans le mur.

    Il en est de la santé comme de l'économie que cela plaise ou non de l'entendre.

    Mentir en disant qu'on peut emprunter à tout va sans envisager de rembourser la dette est inadmissible et criminel. Ne pas dire ouvertement que le temps des 35h, 6 semaines de vacances, RTT et autres amusements est fini, est irresponsable.

    Je vous prie de croire en mes sentiments distingués. C..... R....., un citoyen (terme galvaudé) responsable.

    PS: mon nom est en toutes lettres sur ma missive cela va sans dire, j'assume mes responsabilités moi et ne fais pas dans les lettres anonymes.


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  • Tout d'abord, Bon anniversaire monsieur Cordier. 100 il y a 15 jours! Quelle vie, quel talent, quelle force de caractère.

    Combien d'individus auraient le courage d'écrire noir sur blanc, qu'ils furent antisémites et soutien de l'Action Française, qu'ils avaient fait fausse route et ont revu leur façon de penser vers 20 ans.

    Pour ceux qui ne le sauraient pas, Daniel Cordier fut le secrétaire de Jean Moulin de 1942 jusqu'à l'arrestation de ce dernier. Jean Moulin aura une influence majeure sur sa façon de penser écrira-t-il dans son livre autobiographique "Alias Caracalla" que j'ai commenté ici. Non seulement il lui montrera qu'être antisémite n'est pas acceptable, le mot est faible, mais il fera découvrir au jeune homme de 19 ans l'art et la peinture moderne. Plus tard Daniel Cordier en fera sa passion et deviendra un collectionneur et un expert reconnu dans le domaine de la peinture contemporaine.

    Au départ Cordier voulait comme bon nombre d'acteurs de la sombre période de l'occupation, mettre en sommeil ces souvenirs d'une période si tragique dont il fut un des acteurs en coulisse.

    Le procès de René Hardy en 1947 l'empêcha de poursuivre ce désir momentanément; l'accusé était soupçonné d'avoir trahi Jean Moulin et permis son arrestation par la Gestapo à Caluire en 1943. Cordier témoigna à charge au procès qui acquitta Hardy in fine.

    Dès lors ayant abandonné toute activité politique, référence à la Résistance même s'il participe à la création du Club Jean Moulin en 1960, à la fin des années 1970, choqué par ce qu'il considère comme des calomnies contre Jean Moulin (en particulier les accusations d'Henri Frenay, qui en fait un agent crypto-communiste), Cordier entreprend des recherches historiques pour défendre la mémoire de son ancien patron.

    Il mettra plus de dix ans sauf erreur pour publier la monumentale biographie de Jean Moulin, "Jean Moulin, L'inconnu du Panthéon". Cet ouvrage devait comporter 6 volumes, il semble sauf erreur que seuls les trois premiers aient vu le jour; j'ai beau chercher je ne trouve pas les trois derniers s'ils ont été publiés.

    Ces trois volumes, dont je viens de terminer la lecture des deux premiers, sont passionnants; près de 1000 pages suivies de plus de 400 pages de notes, annexes, extraits d'articles et correspondances. Il n'est pas une affirmation que Cordier ne soit à même de justifier par des documents; il dit expressément dans son texte que s'appuyer sur des souvenirs ne doit être qu'en dernier ressort pour l'historien car ils sont souvent embellis par leur auteur, ou simplement marqués par l'oubli. Lors d'un colloque en 1983 sur le CNR, il dut mettre sous les yeux incrédules de Christian Pineau le document écrit qui prouvait que ce dernier avait songé le premier (fin 1942) à un projet de Conseil de la Résistance ; Pineau, sans se souvenir de l'épisode, refusa malgré tout de le croire.

    J’entame le troisième tome. On reste scotché devant le style clair, sans fioritures de l'auteur et le travail de fourmi que Daniel Cordier mit pour réaliser cet ouvrage. Il faut bien entendu lire aussi "Alias Caracalla " et "Les Feux de Saint-Elme", complément du précédent où ce vieux monsieur qui n'a pas froid aux yeux et appelle un chat un chat, dit simplement qu'il est gay. A bon entendeur salut à ceux qui vous rejettent comme si d'une seconde à l'autre, votre intelligence, vos réalisations n'ont pas existé. Nombreux devraient en prendre de la graine.

    En tous cas une biographie à lire et que bien des jeunes le devraient, pour apprendre ce que détermination, véritable sens civique et courage veulent dire à l'heure où eux et leurs ainés poussent des cris d'orfraies pour mettre un masque en tous lieux et toutes circonstances.

    Voir également sur Public Sénat l'excellent film en deux parties inspiré de "Alias Caracalla" qui est rediffusé en ce moment.


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