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    Bryce Canyon Mai 2007, Là où y a de la gène y a pas de plaisir:

    Enfin j'ai bien le droit de m'asseoir où j'veux non?

    (Copyright Radames)

     

     

  • This Game of Ghosts de Joe Simpson  est sauf erreur le second livre de cet alpiniste britannique dont j'ai commenté précédemment le premier ouvrage passionnant, bouleversant et par bien des moments effrayant. Il fut traduit en 13 langues, primé à juste titre et fit découvrir à son auteur un talent inné de conteur.

    Ce second ouvrage traduit en français également sous le titre "Encordé avec des ombres" est autobiographique et la critique faite sur Google Books est parfaite et vaut la peine d'être citée intégralement:

    La vie d'un écrivain fou d'alpinisme

    Joe Simpson s'est rendu célèbre dans le monde de l'alpinisme et de l'aventure avec son livre "La mort suspendue" (Touching the void), ouvrage dans lequel il raconte sa lutte pour survivre, seul, suite à un à un accident de montagne dans les Andes péruviennes.

    Dans "Encordé avec des ombres", Joe Simpson nous livre une autobiographie passionnante, drôle et profonde. On y découvre que bien avant son cauchemar péruvien, l'auteur a failli mourir de nombreuses fois, et pas seulement en montagne. Beaucoup de ses amis, en revanche, n'auront pas la chance d'en réchapper. Au travers de véritables tranches de vie, Simpson s'interroge et nous interroge sur les motivations profondes qui poussent les alpinistes à se confronter sans cesse au danger et à jouer avec la mort. 

    Un très bon livre, sincère et brillamment écrit.

    (source: Google Books  )

    Il faut insister sur la qualité de l'écriture; pas de grandes phrases ronflantes, la simplicité et le naturel jusqu'au bout des ongles. Drôle par bien des moments, le chapitre tout particulièrement consacré à son voyage en Inde entre Islamabad et Gilgit dans un bus conduit par un chauffeur fou de vitesse et doublant en toutes circonstances, défiant la mort et le vide, n'ayant pas dormi depuis 36 heures et se shootant à la marijuana, le tout ponctué de la seule phrase qu'il connaisse, "Is, Okay", mérite à lui seul la possession du livre.

    Un livre à ne pas manquer.


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  • Ce livre qui a été traduit de l'anglais sous le titre "La mort suspendue" raconte l'incroyable aventure vécue en 1985 par l'alpiniste britannique Joe Simpson.

    Simpson décide cette année là de faire l’ascension du pic du Siula Grande au Pérou qui n'a jamais été escaladé,  en compagnie de son ami Simon Yates. Le pic culmine à 6 344 mètres. Ils ont pour compagnon de voyage Richard Hawking un étudiant rencontré à Lima à qui ils ont proposé de les suivre; ce dernier n'a aucune expérience d'alpiniste et sera le seul assistant restant au camp de base. S'il arrive quelque chose il ne sera d'aucun secours.

    Les deux alpinistes réussissent à atteindre le sommet mais au retour Simpson se fracture la jambe droite, fracture avec déplacement osseux qui fait remonter de 20cm l'os au niveau du genou!

    Un tel accident signifie une mort certaine; cependant les deux hommes vont mettre en place une stratégie consistant à faire glisser face contre sol, Joe; comme la corde est trop courte ils lui adjoignent une seconde corde; mais le nœud ne passe pas dans le mousqueton et donc Simpson doit régulièrement remonter tant bien que mal de quelques centimètres de telle sorte que Simon puisse sortir la corde et faire passer le nœud pour ensuite poursuivre la descente. La nuit tombe et en même la tempête de neige se rajoute à la position dangereuse et précaire où se trouvent les deux alpinistes. A chaque arrêt le temps que Simon rejoigne son camarade Joe creuse dans la neige un siège assez profond pour permettre à ce dernier d'être assis en sécurité pour contrecarrer le poids de son ami. Alors qu'ils estiment ne plus avoir qu'à faire une "glissade", Simon ne se rend pas compte et n'entend pas les appels de Joe qui a basculé dans le vide au dessus du glacier dernier obstacle à franchir pour retourner au camp de base. Au bout d'une vingtaine de minutes SImon commence à glisser à son tour de son siège; il risque a son tour de  dévaler dans la pente et prend l'horrible décision de couper la corde. Soit les deux alpinistes meurent soit il survit. En coupant la corde Simpson est précipité dans une crevasse qui se trouvait juste sous lui à une dizaine de mètres. Il tombe sur une petite plateforme de glace entourée par le vide! A partir de là prenant des décisions dont celle de tenter le tout pour le tout en descendant en rappel  malgré l'affreuse douleur de la fracture, il arrivera une vingtaine de mètres plus bas sur une plateforme de neige et aperçoit ainsi plus de 10 heures après sa chute un rayon de soleil éclairant le bout de la plateforme, le lendemain matin. Au départ l'inclinaison est estimé à 45° puis dans les quelques mètres précédent la sortie à l'air libre elle s’accroît jusqu'à atteindre 60 à 65° selon ses estimations. S'il glisse c'est la mort assurée pendu au dessus du vide.

    Il sortira vivant de la crevasse. Et pendant trois jours rampera sur le glacier puis sur la moraine jusqu'à quelques mètres du camp où en pleine nuit ses appels seront entendus par ses amis qui persuadés qu'il était mort s’appétaient à quitter les lieux le lendemain.

    Rarement un livre m'aura bouleversé à ce point. On a beau savoir qu'il va s'en tirer, le talent d'écrivain de Simpson fait que l'on s'identifie à lui et vit avec angoisse chaque moment de son récit. Récit fait avec une sobriété extrême, sans pudeur, racontant son état moral et psychique sans détours ni forfanterie. Il souffre non seulement de sa fracture dont la douleur est réveillée à chaque choc, la terreur de tomber dans une des crevasses multiples du parcours sur le glacier, la soif et la faim, soif surtout en entendant l'eau coulant sous la moraine jusqu'à son apparition à l'air libre. 

    Un livre remarquable qui fut primé à juste titre et adapté à l'écran sous le même titre et qu'on peut voir sur YouTube. Bien que remarquablement tourné, entrecoupé de commentaires des trois hommes, le film n'a pas la force du livre et a un coté artificiel bien que Simpson ait participé au tournage pour certaines scènes. On trouve également sur le net le making of du film où Simpson progressivement fait part de son agacement et irritation au cours du tournage. Il pensait au départ rester insensible au site en revenant sur les lieux et bien entendu il n'en est rien. 

    Simpson aura subi 6 interventions chirurgicales, une longue rééducation physique et alors que les médecins lui avaient dit qu'il boiterait à vie et ne pourrait plus faire de l'alpinisme, il réussira à retrouver par son courage et sa ténacité toutes ses facultés physiques.

    Un livre à lire absolument exemple impressionnant de courage et de volonté hors du commun. 


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    Intrusion à la Pitié-Salpêtrière : le parquet de Paris ouvre une enquête:

    Espérons que  ces individus seront punis sévèrement; un hôpital n'est pas un lieu pour jouer à world of warcraft! La paix, la sécurité de personnes dont la vie est souvent en grand danger, le calme et la sérénité dont le corps médical, paramédical, aides soignants et infirmiers/ères ont besoin, sont les garants de la guérison des patients, les familles de ceux ci ont le droit de pouvoir accéder à l'hôpital sans avoir à subir l'agression d'individus qu'ils soient syndicalistes ou pas peu importe.

    Aucune excuses ne sauraient être invoquées pour de pareils actes et les médias eux-mêmes doivent condamner sans appel ces actes scandaleux. Il se passe tous les jours des tragédies dans ces services, moi-même ai bien failli en être l'un des acteurs principaux lors de mon infarctus de 2017 où pendant 4 jours mon pronostic vital fut proche de zéro. Je dois d'être vivant à ces médecins, infirmiers et autres membres du service de cardiologie en qui je voue une reconnaissance totale, mais ma famille pendant ces quatre journées d'incertitude dû vivre avec cette angoisse. Imaginez ce que cela a pu être hier pour des familles similaires, ce calvaire provoqué par des individus totalement irresponsables. Leur accorder la moindre circonstance atténuante serait une insulte à tous ces patients, leurs familles et le corps médical dans son ensemble.

    On ne peut pas faire dans la compromission à tout va comme cela se passe aujourd'hui en France depuis près de 40 ans. Ce n'est ni être de droite, ni de gauche et encore moins des extrêmes de dire cela, c'est affirmer haut et fort que la liberté de s'exprimer de quelque façon que ce soit a des limites que l'on ne saurait franchir.


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  • Metrtopolis qui vient de sortir en librairie dans sa version originale en anglais, est l'ultime ouvrage de la série des Bernie Gunther. Livre posthume puisque l'auteur est décédé en  Mars 2018. 

    C'est le quatorzième volume de cette suite de livres policiers mettant en scène dans l'Allemagne de 1928 à 1950 le commissaire de police Bernie Gunther qui doit faire face aux événements qui mèneront à la prise du pouvoir par les Nazis en 1933. Kerr nous ramène dans ce dernier tome aux débuts de la carrière mouvementée de son personnage qui doit enquêter sur des meurtres en séries particulièrement gore.

    Nous sommes dans un Berlin du vice institutionnalisé, où se côtoient prostitués hommes et femmes, criminels en tous genres, victimes de la première guerre mondiale réduits du fait de leurs blessures handicapantes à la mendicité et au crime; il est difficile de faire plus sinistre que ce livre qui doit très vraisemblablement traduire l'état psychique de l'auteur conscient que sa fin approche. Une fois de plus le livre brille par la précision des lieux décrits et l'atmosphère qui entoure  ce Berlin près Hitlérien; son seul défaut et de ne faire véritablement avancer l'action que vers la centième page.

    On imagine ce qu'un Visconti aurait pu faire en adaptant ce roman qui pourrait être tout à fait un prélude à son chef d'oeuvre, "Les Damnés".


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  • Ce petit livre de 118 pages est un délicieux hommage au grand compositeur Polonais. Est-ce l'auteur qui s'y "portraitise"?  Peu importe, nous suivons le cheminement d'un jeune homme qui au départ hermétique à la musique et surtout au piano, bascule dans la passion de l'instrument grâce à l'écoute d'une oeuvre de Chopin jouée sur le vieux piano droit du salon par sa tante. Dès lors il prend des leçons mais le style du compositeur polonais lui pose des problèmes; alors qu'il est étudiant à Paris il trouve en Mme Pylisnka un professeur qui par sa méthode quelque peu originale, c'est le moins qu'on puisse dire, lui fera découvrir l'art de Chopin et la façon de donner tout son sens à sa musique.

    C'est délicieux, à la fois drôle mais aussi tendre; il faut lire le livre après s'être remis en mémoire l'accent inimitable de la grande Elvire Popesco (elle  était roumaine mais qu'importe) ce qui ajoute au plaisir de cette lecture, et puis pourquoi pas en même temps se passer les Préludes ou les nocturnes de Chopin par Rubinstein ou Cortot.


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