• Oui renaître grace à un appareillage auditif! Depuis deux ans du fait d'une négligeance coupable de mon ancien avant dernier généraliste mon audition avait chuté à droite de près de 50% pour ne pas dire plus. 

    Les examens réalisés avaient montré qu'à la suite d'une grippe non traitée correctement une infection s'était produite créant une tumeur bégnige au niveau de mon tympan. Ne pouvant être opéré du fait de la prise d'anticoagulants consécutifs à mon infarctus de 2017 il a été décidé de m'appareiller.

    Depuis ce matin ces géniaux petits objets sont entrés en fonction et déjà mon cerveau adapte la perception des sons et me ramènent quasi à la situation d'il y a près de trois ans voire au delà.

    Le plaisir d'enfin redécouvrir une oeuvre musicale où les différents pupitres de l'orchestre s’étalent tout au long du spectre sonore et de l'espace alors que depuis des mois tout perdait de la couleur et tendait se cantonner à l'espace gauche.

    Merci à ces techniciens géniaux qui grace à la miniaturisation font que porter ce genre de produit passe totalement inaperçu, ce d'ailleurs je me fous parfaitement car je ne pousse la ridicule coquetterie jusque là. Ce qui importe c'est de retrouver ce confort, ne plus avoir à faire répèter l'interlocuteur que cela finit par agacer.

    Se priver d'un tel progrès relèverait du masochisme sauf bien entendu si la malchance voulait que ces merveilleux petits objets ne pouvaient corriger la déficience de nos oreilles ce qui serait bien triste pour ne pas dire tragique.


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  • Je suis entrain de lire la totalité des 13 volumes de ce remarquable survol de l'histoire de l'Allemagne des années sombres.

    J'ai commenté ici les trois premiers tomes "Berlin noir".

    Le tome 9 ,"A man without Breath" (Les Ombres de Katyn, Masque, 2015  traduction de Philippe Bonnet) nous emmène près de la ville de Smolensk, sur le sinistre lieu du massacre de près de 20000 officiers d'active et de réserve polonais, dans la forêt de Katyn et ses environs. Sur le seul site de Katyn lui même près de 4500 corps furent découverts par les Allemands en 1941. J'ai commenté ici l'autobiographie de Von Gersdorff qui fit partie de l'équipe qui participa à la macabre découverte et tenta d'assassiner Hitler en 1943.

    Ce qui frappe c'est le sérieux avec lequel Philip Kerr s'est documenté sur cette période; j'ai un point de comparaison avec les ouvrages parus sur le sujet des William Shirer, Anthony Beevor voire des autobiographies de certains des participants à cette sinistre période tant du coté allié que Allemand.

    On lira avec intérêt l'article consacré à cet événement sur Wikipédia. La Russie a attendu 1990 pour reconnaître son entière responsabilité du massacre. Roosevelt refusa de publier un rapport concernant le massacre fait par le capitaine George Earle, son envoyé spécial dans les Balkans, afin de compiler les informations sur ce dossier. Earle utilisa ses contacts en Bulgarie et en Roumanie et conclut que le coupable était l’Union soviétique. Le président en rejeta les conclusions et ordonna la destruction du rapport. Quand Earle insista pour le publier, le président lui intima par écrit l’ordre de ne pas le faire, puis l’affecta aux îles Samoa. Roosevelt déclara solennellement que cette affaire ne représentait « rien d’autre que de la propagande, un complot des Allemands » et qu’il était « convaincu que ce ne sont pas les Russes qui l’ont fait ». Les archives nationales américaines ont divulgué, depuis le 10 septembre 2012, de nouveaux documents secrets apportant les preuves que les États-Unis savaient, depuis 1943, que l'URSS était responsable du massacre.

    De leur côté, les Britanniques bénéficiaient du rapport de leur ambassadeur auprès des Polonais, O’Malley, qui aboutissait à la même conclusion que George Earle. Ce qui ne modifia en rien la ligne stratégique adoptée par le gouvernement en vue de maintenir de bons rapports avec leur allié : faire en sorte « que l’histoire enregistre l’incident de la forêt de Katyń comme une tentative sans importance des Allemands pour retarder leur défaite »

    Bien entendu Kerr introduit non seulement quelques personnages fictifs mais également des situations ou des dialogues supposés pour les besoins de la partie romancée de l'histoire mais sans jamais que soit invraisemblable car en symbiose avec les caractères des protagonistes réels. Son portrait de Goebbels fait frémir tant on a l'impression d'assister à une scène réelle dans son bureau.

    Quant au personnage de Bernie ce qui frappe tout au long des différents tomes, c'est l'ambivalence du personnage aussi bien capable de commettre des actes criminels que de se révolter contre le régime et ses actes barbares et monstrueux.

    Je me souviens de mon séjour en Allemagne près de Tübingen en Mai /Juillet 1962 chez une famille rescapée de Dresde. On retrouve les mêmes comportements, d'un coté la sanction de ce qui c'était passé mais en même temps, en tant que citoyen, le silence sur le pourquoi on est resté passif, on a accepté la venue au pouvoir des Nazis et la prétendue méconnaissance des camps (le camp de femmes de Freiberg. Ouvert en août 1944 seulement et proche de Dresde) et de leur sinistre but.

    Kerr , décédé en Mars dernier, était véritablement plus qu'un romancier, digne de figurer parmi les historiens qui se sont intéressés à cette période majeure de l'histoire mondiale et que bien des jeunes devraient lire pour combler l'immense trou dont l'enseignement de l'histoire en France dans les lycées et collèges est coupable. On ne peut s'empêcher de comparer la situation de l'époque - période 1920-1930 - à celle que nous vivons qui amena l'emergence de mouvements populistes aux conséquences catastrophiques. On ferait bien de s'en rappeler aujourd'hui.


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  • Quand on veut retrouver la confiance d'un pays on commence par avoir le courage d'aller dans les circonscriptions qui n'ont pas voté pour vous pour comprendre sur le terrain les problèmes auxquels ces électeurs sont confrontés 24h/24.

    Ensuite on se débarrasse du stupide dogme de la parité comme critère de compétence pour ceux qu'on nomme à la tête des ministères, on nomme des responsables qui ont une autre expérience que celle théorique et vide de l'ENA, des diplômes de fac de lettres mais qui ont fait leurs preuves de nombreuses années durant dans des entreprises de toutes tailles en mettant les mains dans le goudron,

    on fait des économies en supprimant tous ces secrétaires d'Etat vrais parasites de la vie ministérielle et qui coûtent la peau des fesses, en un mot on donne l'exemple du serrement de la ceinture avant de l'exiger des autres.

    C'est comme cela que l'on devient crédible, l'on ne monte pas les actifs contre les retraités et réciproquement; c'est en rassemblant qu'on a un soutien d'un pays. Mais pour faire cela il faut avoir de la modestie, le sens de l'Etat et de la fonction qu'on occupe pour éviter les bourdes à répétition de cet été.

    Monsieur Macron, la France ce n'est pas "Alice au pays des merveilles" par contre vous vous jouez à "l'Apprenti Sorcier" et ce genre de jeu peu finir très mal dans le contexte économique et politique mondial où nous vivons en ce moment. L'histoire se répète que cela vous plaise ou non...


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  • Monserrat Caballé,  une grande dame qui disparaît et qui bien entendu ne va pas donner lieu au battage médiatique d'autres; mon plus beau souvenir sera cette retransmission hallucinante du Voyage à Reims de Rossini en direct de Vienne réunissant 14 des plus belles voix du lyrique, dirigées par un Abbado maître absolu du répertoire Rossinien. Il n'y a toujours pas de bluray ou dvd de cette soirée, témoignage du mépris des éditeurs de la musique classique et d'opéras.

    On découvrait ce soir là surtout une comédienne pleine de fougue même si de temps en temps la voix trahissait le temps qui passe hélas trop vite. Je l'ai vu et entendu sur scène à Garnier au temps où l'opéra donnait sous la houlette du grand Lieberman, des spectacles dont la mise en scène tenait la route loin des imbécillités que nous devons endurer aujourd'hui sous la houlette de pseudos intellectuels, les Lissner, Sellars, Py, etc... cherchant surtout à faire scandale et se fichant éperdument de respecter les compositeurs et librettistes. Adieu Monserrat et merci de nous avoir fait passer tant d'heures de pure bonheur


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  • Allô, allô Edouard!

    Quelles nouvelles ? 

    Absent depuis quinze jours, 

    Au bout du fil 

    Je vous appelle ; 

    Que trouverai-je à mon retour ? 

     

    Tout va très bien, Emmanuel, 

    Tout va très bien, tout va très bien. 

    Pourtant, il faut, il faut que je vous dise, 

    On déplore un tout petit rien : 

    Un incident, une bêtise, 

    Le départ de not’ cher Collomb, 

    Mais, à part ça, cher Président 

    Tout va très bien, tout va très bien. 

     

    Allô, allô Benjamin ! 

    Quelles nouvelles ? 

    Ce bon Collomb nous a quitté! 

    Expliquez-moi 

    Mon cher ami, 

    Comment cela est arrivé.

     

    Cela n'est rien, cher président, 

    Cela n'est rien, tout va très bien. 

    Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise, 

    On déplore un tout petit rien : 

    C’est Benalla et St Martin 

    Qui l’ont choqué. 

    Mais, à part ça, cher Président 

    Tout va très bien, tout va très bien. 

     

    Allô, allô Christophe ! 

    Quelles nouvelles ? 

    L’intérieur est donc sorti ? 

    Expliquez-moi 

    Sous chef modèle, 

    Comment cela s'est-il passé ? 

     

    Cela n'est rien, M’sieur l’Président, 

    Cela n'est rien, tout va très bien. 

    Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise, 

    On déplore un tout petit rien : 

    Si l'intérieur s’est fait la malle, 

    C'est qu'le château était en flammes. 

    Mais, à part ça, M’sieur l’Président

    Tout va très bien, tout va très bien. 

     

    Allô, allô Gérald ! 

    Quelles nouvelles ? 

    Notre château est donc en crise ! 

    Expliquez-moi 

    Car je chancelle 

    Comment cela s'est-il  passé? 

     

    Eh bien ! Voila, M’sieur l’Président 

    Apprenant qu'il ne savait rien, 

    A pein' fut-il rev'nu de sa surprise 

    Que M'sieur Collomb a déchanté, 

    Et c'est en à cause de Benalla 

    Qu'son optimisme s’déteriora, 

    Qui s’transmetta à tout Beauveau 

    Et not’ Collomb démissionna

    Et vous a mis dans le pétrin, 

    provoquant ainsi votre insomnie, 

    Et c'est ainsi qu'en une nuit

    Ce cher Collomb s’en est parti ! 

    Mais, à part ça, cher Président, 

    Tout va très bien, tout va très bien. 

    (copyright Radames)

     

     

     


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