• Ce petit livre de la collection Payot a été écrit juste après la libération par Raoul Nordling Consul de Suède à  Paris où d'ailleurs il était né et avait fait ses études secondaires au Lycée Janson de Sailly.

    Le manuscrit fut découvert par un de ses neveux dans un coffre en 1995. Quasiment au jour le jour voire heure par heure Nordling nous raconte les événements qui l'ont amené à faire l'impossible pour arrêter la déportation dans les camps des derniers prisonniers civils et militaires français ou juifs, il rencontre Von Choltitz le commandant en charge de Paris et à qui Hitler a ordonné de raser Paris en représailles de l'avancée allié suite au débarquement de Juin; victime d'un infarctus ce sera son frère qui va avec une délégation traverser les lignes ennemis pour aller convaincre les Patton, Bradley et Eisenhower de l'urgence à envoyer une division sur Paris pour empêcher les allemands de  mettre à feu et à sang la capitale sachant par ailleurs que la branche communiste de la résistance ne veut pas entendre parler de trêve et bien entendu a en arrière pensée de profiter des troubles pour prendre le pouvoir en France. En fin de compte le Général Leclers prendra sur lui de se diriger vers la capitale avant que l'accord effectif ne soit donné. Rol Tanguy aura l'arrogance d'apposer sa signature sur le document marquant la capitulation de Choltitz avant celle du Général Leclerc.

    Livre court et passionnant mais qui montre une fois de plus la naïveté des pays neutres face à la monstruosité allemande bien avant le début des hostilités. La Suède à la veille de la tentative anglo française de couper l'accès au minerai de fer Suèdois aux allemands pour qui ce minerai était une donné vitale pour le développement de ses armes, ira jusqu'à dire au gouvernement français que s'il  veut que les 75% des fournitures n'aillent pas à Hitler, la France n'a qu'à les acheter elle-même mais qu'en aucun cas elle n'acceptera que des contingents alliés passent sur son territoire. Lâcheté ou collaboration tacite, si l'expédition avait réussi peut-être que le cours de la guerre aurait été sérieusement modifié.

    La Norvège et le Danemark  comme la Belgique se sont faits des illusions jusqu'au bout comme Chamberlain à Munich sur la façon dont Hitler respecterait ses engagements et l'on payé au prix fort.

    On perd toujours en faisant dans la neutralité et la compromission, cela est valable aussi bien dans la vie privée que public tant au niveau d'un état que d'un individu.

     


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  • Je ne sais si ce livre a fait l'objet d'une traduction française et il la mériterait sans contexte comme tous ceux écrits sur la seconde guerre mondiale par cet historien britannique de tout premier plan. Donc si ce n'est pas la cas je m'en excuse auprès de mes lecteurs et m'adresse à ceux qui connaissent la langue anglaise.

    Beevor a publié cet ouvrage en 1991 d'abord sous le titre de Crète. La réédition que j'ai lu date de 2014 et correspond encore une fois aux manifestations marquant le 70e anniversaire du débarquement. 

    Je le dis dans ma critique des mémoires de Churchill, jusqu'à la fin de la la guerre celui ci fit une fixation  sur les Balkans et sur la Grèce. Il ordonna au général Wavell en pleine percée victorieuse en Libye de détourner une partie non négligeable de ses forces en direction de la Grèce à la veille d'être envahie ainsi que la Yougoslavie et l'Albanie par les Allemands et les Italiens.

    Les grecs furent au départ en mesure de tenir tête et de mettre à mal les troupes de Mussolini mais par la suite mis en difficulté, la Grande Bretagne qui se considérait un devoir d'honneur de leur porter secours vinrent les soutenir et le tout tourna au désastre et s'acheva par un nouveau Dunkerque. Les troupes principalement britanniques et Australasiennes fuirent vers la Crête que là encore Churchill voulu à tout prix garder comme tête de pont pour entre autre faire de Suda Bay un nouveau Scapa Flow pour la marine anglaise. Le commandement fut confié au général et ami du premier ministre ,Bernard Cyril Freyberg, 1ᵉʳ baron Freyberg, né le 21 mars 1889 à Richmond et mort le 4 juillet 1963 à Windsor, un général néo-zélandais.

    Sans aucun doute ce dernier avait-il des qualités incontestables mais son grave défaut comme le souligne Beevor et lui aussi de faire des fixations au point gravissime de prendre ses désirs pour des réalités alors que les services de renseignements britanniques par le moyen très efficace d'ULTRA lui donnait toutes le informations fiables sur les opérations allemandes à venir.

    Rappelons que durant la Seconde Guerre mondiale, à partir de juin 1941, les services de renseignements militaires britanniques ont appelé Ultra les méthodes utilisées pour le renseignement d'origine électromagnétique, obtenu en brisant le chiffrement de haut niveau des transmissions ennemies captées par les radios et les téléscripteurs du Government Code and Cypher School (GC&CS, ancêtre du service du renseignement électronique du gouvernement britannique) à Bletchley Park. C'est entre autres grâce au  génie de Alan Turing et l'aide de ses collaborateurs que pu être décrypté le système Enigma utilisé par la marine allemande dans la bataille de l'Atlantique. Turing est considéré de façon unanime comme le père de l'informatique.

    Freyberg était persuadé que les Allemands allaient attaquer la Crête par la mer en une vaste opération maritime. Hitler s'était laissé convaincre après le succès en Belgique de la prise par des parachutistes du fort de Eben Emael, de renouveler cet exploit avec une importante division aéroportée sous les ordres du général Kurt Student son auteur. L'Allemagne se faisait des illusions sur la population crétoise et croyait qu'elle serait accueillie à bras ouverts. C'était sans compter sur le nationalisme crétois qui se mobilisa comme un seul homme tout au long de la guerre et fut sans doute le seul pays où toute la population se souda avec la résistance locale et les alliés malgré les multiples courants politiques tant nationaliste républicains, que monarchistes ou communistes.

    Freyberg considéra l'attaque aéroportée comme une manœuvre de diversion tout comme 3 ans plus tard Hitler s'entêtât à croire que le débarquement de Normandie ne constituait qu'une diversion par rapport à un débarquement sur les côtes nord de la Manche. Ce qui est grave dans l'affaire, c'est que les informations reçues par Freyberg venant d'ULTRA faisaient toutes état d'un débarquement aéroporté.  Quand celui ci se réalisa les parachutistes allemands furent les cibles faciles et sans défense des unités alliées et des défenseurs civils ou paramilitaires du pays, le Reich connu un véritable désastre en termes de nombres de morts, blessés et prisonniers tandis qu'inconscient Freyberg ne faisait rien pour protéger les différents aéroports où des unités ennemies réussirent à s'implanter tout de même. De jour en jour les troupes du Commonwealth qui au départ avaient la supériorité, se retrouvèrent en position de faiblesse pour finir par une nouvelle évacuation laissant sauf erreur près de 5000 soldats devenir prisonniers dans l'île. Par la suite avec l'intervention des résistants locaux et du SOE britannique il fallu quatre ans à la Crète pour chasser les allemands  qui entre temps à chaque sabotage ou exécution de leurs soldats s'en prirent aux civils, détruisant villages, œuvres d'art Vénitiennes et exécutions sans jugement.

    Beevor raconte ces faits avec sa maestria habituelle et son style simple et direct et fait de ce livre sur l'un des aspects les plus contestables des interventions promues par Churchill, un ouvrage de référence pour tous ceux que cette période majeure de l'histoire mondiale intéresse.

     

     


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  • Je viens de décider de quitter le cours de théâtre que je suivais depuis près de trois mois et demi, confronté une fois de plus à cet insupportable snobisme de gauche qui semble être devenu une sorte de marque de fabrique des professeurs issus de mai 1968.

    Le prof que je quitte certes ne manquait pas de qualités, c'est sans contexte possible. Hélas il avait décidé, suivi en cela par ses élèves du même bord que seul le théâtre contemporain devait bénéficier de ses faveurs et quand il mettait en travail une pièce classique  de Molière ou autre de la période partant grosso modo du 16 au 20ième siècle, il était impératif de la rajeunir par une interprétation faisant des personnages des êtres nés à notre époque.

    Le résultat était par exemple que Tartuffe devenait un personnage grossier soit attrapant Elmire par les seins dans la grande scène ou cette dernière essaie de le confondre avec son mari Orgon caché sous la table,  soit que le dit Tartuffe la couchant littéralement sur la dite table, commençait à lui relever sa robe et nous gratifiait d'une tentative de viol en bonne et due forme!

    Coté style de pièces seules avaient grâce à ses yeux des textes dont l'écriture était d'une pauvreté à faire peur comme celle ci de Mme Denise Bonal par exemple (je ne me souviens plus du titre) dont voici le début de 10 minutes interminables:

    Devant le panneau des trains d'une gare!

    Elle: A quelle heure le train?

    Lui: 18h28

    Elle: ce n'est pas 18h26 ?

    Lui: non 18h28

    Elle: où est ma valise?

    Lui : c'est moi qui l'est

    Elle: et à quelle heure j'arrive ?

    etc...etc..etc..

    Texte d'une richesse et d'une profondeur, faisant s'esclaffer de rire les présents et comme on peut s'en douter  nécessitant une analyse phrase par phrase de tous les instants pour en faire ressortir toute la saveur et la poésie!

    J'avais pourtant prévenu quels étaient mes souhaits en venant au cours: m'amuser, oublier pendant trois heures par semaine les soucis multiples qui me tombent dessus à répétition depuis trois ans sans discontinuer; j'avais donné une liste de scènes que je rêvais de travailler aussi bien des classiques comédies ou tragédies ou des pièces de la fin du XIXe ou du XXe siècle d'auteurs qu'il considère comme secondaire voire dépassées comme celles d'un André Roussin par exemple. J'avais expliqué que je n'étais pas fait pour jouer du Shakespeare car ce style d'écriture, si j'aime un certain nombre des pièces de cet immense auteur -Macbeth, Otello ou Les joyeuses commères de Windsor, sont écrites dans une langue que je n'arrive pas à mémoriser si bien qu'elles soient traduites.

    Peine perdue! Il fallu que je me coltine un texte d'une pauvreté sur le fond et d'une vulgarité de style "Viol et pillages" de Monsieur Sam Sheppard qui ferait mieux de s'en tenir à son métier d'acteur que de pondre ce genre de textes qui aussi bien en anglais (j'ai tenu à acheter le texte en VO pour m'assurer de la qualité de la traduction) qu'en Français laisse pantois par son vide!

    Ce qui caractérise aussi les pièces choisies c'est la caractère violent, destructeur, foncièrement négatif des idées mises en avant par leurs auteurs. Tout ce petit monde n'a d'admiration, d'extase que pour des situations violentes, où les personnages à souhait jette aux ordures, amour, tendresse, respect d'autrui, respect des valeurs d'éthique et de morale la plus élémentaire. En un mot ou une phrase on est en face de ce comportement post soixante-huitard attardé de gens qui ne savent rien faire d'autre que détruire sous le soit disant couvert du changement et du modernisme. Et si vous n'êtes pas d'accord on commence par vous le faire sentir en vous regardant avec un regard méprisant puis on y ajoute cette phrase charmante: Tout nous oppose!

    Enfin si vous avez le malheur de dire ce que vous pensez on vous lance: Je ne tolère pas qu'on critique un auteur que j'adore! Par quatre fois je du subir ce véritable affront digne des régimes Staliniens, Poutiniens ou autres dictatures asiatique ou d’Amérique du sud. La dernière se manifesta sous la forme d'une véritable diffamation à l'égard de ma personne s'agissant de propos que j'aurais tenu sur l'utilité ou non des traducteurs de pièces étrangères et mettant qui plus est le fils du prof que je ne connais pas, n'ai jamais rencontré et dont je ne connaissais pas l'activité de traducteur. 

    La goutte d'eau avait fait déborder le vase et j'envoyais dès le lendemain au coupable une lettre bien sentie lui rappelant entre autres que nous vivions  lui et moi dans une république dont toutes les constitutions sans exception depuis 1789, avaient pour principe dans leur premier article celui de la libre pensée, du droit à la libre expression du citoyen pour utiliser un mot cher au socialistes de toutes tendances!

    Ajoutons à ce descriptif le niveau lamentable sur le plan culturel des participants, l'un ne connaissant pas le mot Misantthrope et encore moins la pièce du même nom, l'autre prof de lycée ne sachant pas ce qu'était un Burgrave et encore moins que "Les Brurgraves" était la dernière pièce qu'un auteur secondaire de notre répertoire national avait écrite, mettant ainsi fin à sa présentation au public ses œuvres théâtrales à venir, un certain Victor Hugo. Vous connaissez? Les misérables ça vous dit quelque chose peut-être? Et bien c'est lui l'auteur! Voilà le niveau de ce qui enseigne à nos chères têtes blondes rivées du matin au soir sur leur mobile et sur Facebook!

    Un de mes amis écrivains me disait l'autre jour à table, que la ministre de l'éducation nationale, assise près de lui lors d'une séance de dédicace était obligée non seulement de faire appel à lui pour savoir sur quelle page de son propre livre elle devait apposer sa dédicace mais encore qu'elle faisait en permanence appel à lui pour l'orthographe de mots usuels! Bravo!

    Le cours de théâtre me coutait la bagatelle de 115 euros par mois, outre que j'exige de quiconque un respect total de ma personne et de mon droit inaliénable à pouvoir exprimer mes opinions, je me crois également en droit de pouvoir travailler aussi des textes qui me plaisent. C 'est moi le client que cela plaise ou au prof et si je veux bien accepter ses goûts, j'aimerai aussi qu'on tienne compte des miens. Je propose des textes d'une qualité telle qu'ils ont survécu pendant près de trois siècles et demi et je ne suis pas certain que ceux de monsieur Sheppard ou Koltès seront de cette veine dans les trois prochains siècles n'en déplaise à leurs supporter.

    Quand on se trouve confronté à ce genre de situation on ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec la situation politique, économique et sociale qui caractérise notre pays depuis 1981 voire 1968. Sous prétexte de changement en 1968 on a confondu amélioration d'un style de vie avec destruction systématique de toutes les valeurs humaines, que ce soit au plan esthétique, éthique, moral. On s'acharne chaque année à s'enlaidir, à mépriser le beau qu'on qualifie avec une moue méprisante de petit bourgeois; au spectacle dans un site magnifique comme l'opéra Garnier, des gens qui paient entre 150 et 200 euros une place, se présentent en jeans, cheveux à peine coiffés et baskets; au Châtelet je du supporter un voisin en débardeur et tongues en plein mois de Juin! Senteurs du soir, espoir!

    Mépris total de son prochain, observez la façon désinvolte dont nos concitoyens se comportent dans la rue vous bousculant sans s'excuser, enfreignant les lois en matière de circulation automobile que ce soit sur les passages piétons voire prenant sans vergogne les sens interdits et vous insultant si vous avez le malheur de protester et de faire remarquer que vous tenez encore à la vie!

    Quand vous discutez avec un Français il ne vous laisse jamais finir votre explication et vous interrompt et s'il n'est pas d'accord avec vous en vient souvent aux insultes. D'ailleurs ceci dépasse largement nos frontières; pour s'en rendre compte il suffit d'aller sur les forums sur internet ou sur les commentaires en toutes langues de Youtube.

    Nos hommes politiques et leurs interviewers donnent dans ce domaine l'exemple qu'ils soient de gauche ou de droite bien entendu.

    Coté destructeur et violence le cinéma et la télévision outre des émissions d'une débilité à faire hurler et pleurer de rage ne sont que tissus de violences et d'actes que personne ne pense à remettre en cause. Quand ce n'est pas cela c'est l'abus maintenant des effets spéciaux tandis que sur le fond le scénario est d'une indigence crasse. 

    Construire, avoir un espoir par ses actes, sa pensée, ses textes l'envie de donner l'envie d'un monde meilleur est devenu une véritable tare.

    Rêver au spectacle est devenu stupide et sot, il suffit de voir la laideur de la majorité des productions théâtrales ou d'opéras qu'on nous asséne à longueur de soirée. On appelle talent virtuosité vide de sentiment dans les interprétations dans les concerts soit en soliste soit en récital. Il y a des exceptions sans doute mais elles deviennent de plus en plus rares et encore faut-il avoir les moyens de payer les prix astronomiques qu'interprètes et agents de ces derniers nous imposent. Dans le fonds ce doit être pour nous permettre d'y faire face que la dernière trouvaille socialiste en matière d'assistanat typique de notre pays monsieur Hamon nous propose avec son revenu Universel On n'est pas dans la Merde! Pauvre France!

    Ce que ne dit pas le futur candidat, c'est avec quel argent il va payer le dit revenu!!!! Dans un pays où la dette atteint voire dépasse les 100% du PIB où est le problème?

    Surement pas en tous cas de sa poche ne vous faites aucune illusion! En matière de "je te donne et je reprends de ta poche ce que je t'ai offert avec le sourire", nos hommes politiques de tous bords sont devenus des individus oscarisables ou golden globables tous azimuts!

    Je crois sans me vanter avoir passé les quelques soixante années écoulées en tentant de construire, d'apprendre et de me former en puisant dans le meilleur. J'ai passé ma vie avec pour moteur de mon existence de regarder au dessus de moi non pas par ambition mais parce que je respectais et respecte toujours ceux qui en savent plus que moi et ce dans tous les domaines des activités humaines; sans doute ai-je eu la chance inouïe de rencontrer des hommes remarquables par le plus pur des hasards: Camus, Albert Ollivier, Roger Stéphane qui libéra l'Hôtel de Ville en aout 1944 quasiment tout seul.

    Il y a ceux dont j'ai plus ou moins découvert les noms et surtout les actes de courage et de bravoure voire dont l'abnégation a été jusqu'à laisser leur vie dans d'horribles souffrances et tortures entre 1939 et 1945 et font qu'aujourd'hui je suis libre de rédiger cet article. Certains des textes lus les concernant m'ont fait pleurer à chaudes larmes, je n'ai pas honte de l'écrire, me demandant comment une nation qui donna naissance à des Mozart, Beethoven, Goethe, Wagner et bien d'autres grands écrivains et compositeurs a pu tomber dans un tel gouffre de monstruosité et de haine vis à vis d'autrui quelle que soit sa religion, ses idées, ses origines ethniques.

    Aujourd'hui le bilan est terrible: les idées néo-nazis ne font que ressurgir, on élit aux USA un individu dont on se demande jusqu'où il ira dans le mensonge et un populisme qui fait étrangement penser à celui d'un Hitler ou du pire des dictateurs africains ou sud-américains. 

    Nos compatriotes ont été élire en 1981 un homme qui collabora avec Vichy, fut l'ami d'un assassin notoire Bousquet, un Hollande  comme autre égérie socialiste qui est d'une médiocrité à faire frémir.

    En un mot la France d'aujourd'hui qui fut elle aussi un creuset de culture dans tous les domaines aussi bien scientifiques que artistiques, est devenu un puits de médiocrité voire pire.

    Voilà le triste bilan que je fais après ce triste intermède artistique moi qui m'éclate sur scène et savoure chaque fois que je les relis les quelques deux cents vers de Racine dans la grande tirade d'Agrippine face à Néron, dans le chef d'œuvre incontesté qu'est Britannicus. 

    Triste époque, triste héritage pour mes enfants, heureusement pour moi l'heure finale approche et là je l'espère du moins je ne me soucierai plus de ce que pourront détruire les Hamont, Vals, Fillion ou autres incapables qui briguent nos suffrages et les avantages de l'Elysée et du pouvoir.

     

     


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  • Voilà un petit livre sans prétention écrit en collaboration avec son fils Paul Belmondo et Sophie Blandinières qui a collaboré à l'écriture de ce livre et que l'on nomme sous le vocable fort déplaisant et quasi raciste de "nègre" (oui Madame le ministre il serait plus judicieux de s'en prendre à ce genre d'appellation que de vouloir bannir le mot race qui signifie ethnie et n'a nulle connotation insultante quand on évoque une civilisation. Enfin coté sémantique il ne faut pas trop en demander à nos dirigeants spécialistes du politiquement correct...)

    Donc Belmondo qui ne se prend pas pour Dumas ou Proust nous dévoile sa personnalité et quand on lit son livre on est partagé entre l'attendrissement et la crise de fou rires de ce véritable potache de 83 ans aujourd'hui.

    Il est attendrissant lorsqu'il écrit ou fait écrire:

    "Je déborde d'admiration pour elle...". Elle c'est "maman". Cette maman dont il nous fait un portrait éclatant de vérité, dont il dit que pour monter à vélo au lendemain de la débâcle il faudrait bien plus que la Wermacht et les Japonais réunis pour l'en empêcher et surtout de réussir à se maintenir en selle faute d'autre moyen de locomotion! Un chevalier Bayard en jupons ajoute-t-il quelques lignes plus bas. Il s'attendrit, aurait aimé la voir lors de sa rencontre avec son mari jeune étudiant des Beaux Arts. Toute la verve de Bebel suinte si l'on peut dire de ces premières pages de l'acteur-cascadeur que Pierre Dux aura l'incorrection et la cruauté d'humilier devant ses camarades du conservatoire en lui disant qu'il n'aurait aucun succès avec les femmes car il est laid!

    ET oui Belmondo n'est pas Rudolphe Valentino, mais bon dieu qu'elle charme! Comme on dit vulgairement "il a du chien"! Quelle revanche quand on sait et a vu les plus belles actrices lui tomber dans les bras, non pas ceux de Dux mais de Pierrot le fou  ou du Magnifique! HAHAHA! Quand on veut jouer aux voyants faut avoir pris des cours pas au conservatoire mais auprès des spécialistes du genre!

    On rit aux éclats des frasques de ce garnement que rien n'arrête quel que soit son âge. Il est en général accompagné par ses copains du conservatoire tous acteurs de renom, Rochefort et bien d'autres. Ca jette les meubles d'hôtel par les fenêtres, met de la farine dans les conditionneurs d'air au Brésil des touristes qui se retrouvent blancs comme neige par 40 à l'ombre! Vident une piscine et à poil font semblant de nager sous le regard effaré du propriétaire de l'hôtel qui est incapable de faire face à la situation.

    Il prend des risques, manque de se tuer à plusieurs reprises et en fin de compte vous dit que c'est comme ça et que ça n'a pas d'importance.

    Inutile de poursuivre ce commentaire. Vous l'avez compris, ce livre est un régal, ça fait du bien en cette période de sinistrose électoraliste.

    Quelqu'un qui aime la vie, qui aime prendre des risques et ne se prend pas au sérieux. En rajoute-t-il? Peut-être et alors, tant pis on a envie de le croire parce qu'on a aussi envie d'avoir le courage et sa ténacité devant l'AVC qui pour un homme de sa trempe et d'une telle énergie doit être un sacré handicap que mon dieu il a su sacrément bien affronter et surmonter en grande partie par sa volonté aussi bien que grâce au corps médical.

    Coté théâtre aussi bien que cinéma il n'a pas toujours fait que des chefs d'oeuvre mais dans le fond le tout pour lui était  de se faire plaisir en jouissant à plein de son métier de comédien, lui le cancre à l'école que les études rebutaient.

    On a envie de lui écrire et de le remercier pour ces 309 pages de délire et de tendresse.


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  •  

    J'ai retrouvé récemment l'enregistrement de la pièce d'Edouard Bourdet donnée en 1957 et diffusée à la radio en direct alors que moi-même me trouvais dans la salle de l'Odéon alors deuxième salle de la Comédie Française. C'était l'entrée au répertoire de cette délicieuse comédie en trois actes brocardant les rapports hommes/femmes du début des années trente (la pièce fut jouée pour la première fois en 1929 avec une distribution prestigieuse); c'est une connaissance qui m'a offert cet enregistrement réalisé sans doute par son père sur ce qui devait être alors les débuts des magnétophones. 5 ans plus tard Stellio Lorenzi réalisait une captation en studio de la pièce avec à peu près la même distribution sinon l'absence dramatique de Marie Sabouret qui était décédée en pleine jeunesse (38 ans sauf erreur) d'une leucémie. Que dire de l'interprétation ici, sinon qu'elle est exceptionnelle, aucun théâtre actuel ne peut se targuer d'avoir eu un tel plateau:

    Jacques Charon, Robert Hirsch, Denise Gence; Georges Descrières, Micheline Boudet, Gabrielle Dorziat, Jean Piat, Jean Meyer qui avait fait la mise en scène, et parmi les élèves du conservatoire présents Monsieur Périmoni qui est un professeur reconnu sur la place de Paris. Trois heures de fou rire qui n'ont pas perdu la moindre actualité car que sont aujourd'hui les couguars même si elles prétendront ne pas se vendre aux petits jeunes qui s'intéressent à elles, cessons de faire les hypocrites messieurs car on a rien sans rien, d'un coté comme de l'autre et les avantages accordés en nature le sont aussi bien physiques que monétaires...

    Ce premier extrait se situe au milieu du 1er acte. Mme Isabelle Leroy-Gomez est une femme qui considère que ses quatre fils doivent pour profiter de la vie confortablement et sans soucis, épouser des femmes riches, très riches. L'un de ses fils Philippe est donc marié à une Argentine millionnaire, qui l'entretient mais a fini par se lasser des incartades de son mari qui en dernier lieu s'est amouraché d'une russe désargentée et joueuse de baccarat. L'épouse outragée a donc quitté le domicile conjugale et s'est "réfugiée" dans un palace parisien, que Suzanne Lalique décoratrice émérite de la Comédie Française de l'époque, à fait ressembler étrangement au Ritz de la place Vendôme. Nous sommes au premier acte dans le petit salon de la suite de Mme Leroy Gomez qui a fait monter Antoine le maître d’hôtel et confident des clients, donc de ses fils. Elle veut en avoir le coeur net sur les frasques de son chez et beau Philippe. Antoine avec le savoir faire et la retenue qui lui sont innés va mettre Isabelle au fait de ce qui s'est passé. Antoine c'est Jacques Charon, Isabelle - Gabrielle Dorziat, et la seconde Mme Leroy Lee-Gomez qui a hérité du mari d'Isabelle lorsque cette dernière s'est trouvée ruinée du fait de la faillite de ses mines du Caucase lors de la révolution russe, dans lesquels se trouvait sa fortune, n'est plus devenu intéressante pour son bel époux Leroy-Gomez. C'est Line Noro une des grandes sociétaires de l'époque qui incarne la seconde Mme Leroy-Gomez, elle est américaine d'origine. Avec son humour machiavélique Isabelle appelle Clarisse la seconde mère de ses enfants chaque fois qu'elle demande à Clarisse de l'argent pour faire face à ses dépenses somptuaires....Les photos Illustrant le spectacle sont extraites du programme du spectacle et de sa brochure parue à l'époque dans ce qui devait être le précurseur de l'avant scène théâtre.

     

    Extraits de l'acte 1

     

    Au cours du second acte qui se déroule quelques mois plus tard, nous sommes au soir du bal de l'Interallié. Tout le monde est parti sauf bien entendu Antoine et Philippe Leroy-Gomez qui cherche vainement une somme de 1.2 millions de francs pour éviter la prison à sa maîtresse russe. N'ayant trouvé aucun commanditaire il se résoud à emprunter l'argent à sa femme légitime la belle Cristina (Marie Sabouret). Hélas elle aussi est parti au bal avec son amant du moment Carlos (Robert Hirsch). Mais Antoine est plein de ressources et va offrir un plat de choix à Philippe en la personne de la comtesse Polaki qui s'ennuie à mourir et déambule dans la galerie à la recherche de quelque proie compatissante moyennant quelques avantages financiers de sa part. Philippe resistera--il à la tentation? Appliquera-t-il l'adage de l'empereur Vespasien? Regardez ce vraie morceau de bravoure et le sens commercial d'Antoine cela pourrait toujours servir....

    Extrait de l'acte 2

     


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