• Le théâtre de Paris reprend jusqu'au 31 décembre Maris et Femmes pièce adaptée du film du même nom de Woody Allen et mis en scène par Stéphane Hillel le directeur général de ce même théâtre. La pièce est jouée dans la salle Réjane mitoyenne de la grande salle.

    L'adaptation à la scène de ce film est le fruit du travail de Christian Siméon.

    La distribution réunit  Florence PERNEL, José PAUL, Hélène MÉDIGUE, Marc FAYET, ASTRID ROOS, Emmanuel PATRON, Alka BALBIR.

    Je reprends ci-après le résumé de la pièce tel que donné sur le site de Théatres Parisiens Associés:

    A New-York, l’horloge des femmes s’emballe aussi vite qu’ailleurs et chez les hommes le démon de midi est tout aussi ponctuel. Sous nos yeux, deux couples vont traverser en un temps record tout le spectre de la remise en question, nous offrant une chronique conjugale à la sauce New-Yorkaise où tout devient savoureusement extravagant grâce à l’esprit inimitable de Woody Allen.

    Tout est dit dans ce texte, la pièce est menée tambour battant, les acteurs sont excellents, on rit à gorge déployée et surtout on peut tirer un coup de chapeau à Christian Siméon qui a su faire passer de l'écran à la scène tout l'esprit, tout l'humour de Woody Allen. Ceci est trop rare lors de traductions de pièces étrangères pour qu'on ne le souligne pas.

    Un délicieux spectacle idéal pour cette période de fêtes, tentez votre chance pour avoir des places de dernière minute. La pièce fut nominée aux Molière 2016.

     


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  • Sauver La confluence

    (Confluence du Colorado (à gauche) et du Petit Colorado (à droite) - Copyright Claude101141 - 1996)

    Nombre de mes lecteurs sur mes deux blogs connaissent la passion que j'éprouve depuis près de 25 ans pour les canyons de l'ouest des Etats Unis et tout particulièrement pour le Grand Canyon dont j'ai parcouru un certain nombre de chemins de randonnées entretenus ou pas. J'ai parcouru pas loin de 1000 kms à pied au fond du canyon la plupart du temps seul.

    Ce lieu magique, à la fois impressionnant par sa beauté, ses couleurs changeant à chaque minute de la journée a été déjà plusieurs fois menacé par l'homme et sa rapacité. Le barrage de Glen Canyon qui donna naissance au Lac Powell près de Page à la frontière de l'Arizona et de l'Utah a été la cause de changements climatiques tels dans le canyon que non seulement le débit du fleuve s'en est trouvé changé profondément mais a été aussi la cause de la disparition de nombreuses espèces tant végétales que animales. Deux nouveaux barrages avaient été en projet dans les années qui suivirent mais qui dieu merci ont été interdits avec l'intervention énergique des autorités du parc national de Grand Canyon.

    Aujourd'hui un nouveau projet menace à la frontière du parc et de la réserve Navajo de détruire un des plus beaux sites du canyon. Les autorités du parc n'ont pas voix au chapitre puisque le lieu se trouve en dehors du parc. Elles ne peuvent qu'exprimer de loin leur consternation. Seule la Nation Navajo pourra mettre fin à cette entreprise démente lors d'un vote qui si tiendra en novembre 2017. Des pétitions ont été signées, des archéologues, des environnementalistes, de simples touristes randonneurs américains ont exprimé leur colère devant pareil scandale.

    Le site se trouve à la fois sur la confluence du Colorado et de son affluent le Petit Colorado et sur le plateau qui le surplombe plus connu sous le nom de Cap Solitude.

    Il est par ailleurs un lieu sacré pour les Navajo qui y situent la naissance du monde.

    Parmi ceux expriment leur opposition au projet on compte aujourd'hui l'acteur Robert Redford.

    Le projet comporte la construction de motels, de restaurants, d'un camping et parkings pour caravanes de toutes tailles, mais aussi d'un télécabine qui permettra à 10000 touristes par jour de descendre sur le bord du fleuve normalement accessible soit à pied par le Beamer Trail, soit en raft sous des conditions drastiques contrôlées par les autorités du parc national. Inutile de dire ce que sera la pollution tant humaine que sonore résultant d'une telle fréquentation.

    Rares sont les touristes qui s'aventurent en 4x4 aujourd'hui pour aller contempler le site depuis Cap Solitude, par la route en terre battue y conduisant à près de 25 kms de la nationale de l'entrée est du parc national. Il n'y a pas d'eau sur tout le parcours et pas la moindre zone d'ombre sur ce plateau quasi désertique. Seuls les randonneurs très expérimentés peuvent s'aventurer sur la descente au travers des éboulis instables pour atteindre à pied la confluence elle-même.

    On pourrait croire que nous Français et Européens ne sommes pas concernés par ce projet et la destruction d'un des plus beaux sites du monde. Les randonneurs européens représentent en effet un pourcentage ridicule . Sur un total de 40268 randonneurs en 2015, les visiteurs non américains du Nord ne représentent que 3.6% des randonneurs. Les Français 0.9% du total.

    Ceci n'est pas une raison valable pour tolérer ou demeurer indifférent à la dégradation d'un site inscrit au patrimoine de l'humanité par l'Unesco.

    Pour enfin vous rendre compte de la beauté de ce lieu je vous invite a regarder ce petit documentaire produit par la Nation Navajo ainsi que la vidéo que j'ai consacré à ma première descente en Raft du Colorado en 1995.

    Enfin je crois que chacun d'entre nous se doit d'apporter son soutien a cette nation dont on veut détruire l'un des sites sacrés en signant la pétition accessible par le lien ci-après: SAVE THE CONFLUENCE

    Film de la Nation Navajo 

    Descente en raft du Colorado en 1995

     

    Lights and Water in the Corridor of time from claude rozsa on Vimeo.

     


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  • "Les démocraties ont tendance à penser avec leur cœur plutôt qu'avec leur cervelle, et le rôle d'un général est justement d'utiliser sa cervelle pour bâtir ses plans" citation du Maréchal Archibald « Archie » Percival Wavell, 1er comte Wavell, (né le 5 mai 1883 à Colchester et mort le 24 mai 1950) .

    Wavell se distingua pendant la seconde guerre mondiale par sa percée fulgurante de Mersa Matru à Benghasi en 1941. Ses contestations répétéesCe dernier à l'instar de Bernard Montgomery rendra hommage à sa gestion militaire efficace, méticuleuse et judicieuse contre les décisions de Churchill d'intervenir en Grèce (désastre entrainant un repli sur la Crête qui fut un echec couteux en vies humaines) et provoqua un repli des forces britanniques jusqu'à El Alamein, lui valurent d'être relevé de ses fonctions par le premier ministre et remplacé par  le général Claude Auchinleck le 20 juin 1941. 

    Churchill ne revint jamais sur ses critiques et sa haine accumulée et ne se rendit pas aux obsèques du maréchal en 1950  ce qui provoqua des commentaires sarcastiques à l'encontre de l'ancien premier ministre.

    La citation ci-dessus pourrait fort bien s'appliquer à notre pays et à la façon dont nos politiques de tous bords nous conduisent allégrement depuis des années à la faillite....


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  • Voilà un livre prodigieusement intéressant pour tous ceux qui aiment le cinéma et veulent aussi s'intéresser à la technique cinématographique.

    L'auteur parcourt en quelques 300 pages abondamment illustrées de graphiques et de photos l'histoire de l'image animée de 1799 à 2016! 

    Le son est aussi de la partie ainsi que différents accessoires utilisés lors des prises de vues.

    On découvre ce que peu de cinéphiles doivent savoir que certaines inventions majeures sont le fruit des recherches de scientifiques et ingénieurs français, le meilleur exemple est le cinémascope qui fut considéré par nos compatriotes avec mépris lors de sa présentation et dérivé  de celui de l'Hypergonar, inventé en 1926 par le Français Henri Chrétien!

    Livre passionnant sans conteste publié en septembre dernier par la cinémathèque française et LiénArt. Pour information le livre a été réalisé en Bosnie-Herzégovine; on voit l’intérêt porté par les imprimeurs français au culturel!!!


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  • L'amour de loin de Kaija Saariaho

    Il s'agit d'une nouvelle production du Metropolitan Opera de New York, premier opéra de Kaija Saariaho. C'est un opéra en cinq actes, sur un livret d'Amin Maalouf, inspiré par l'œuvre du troubadour Jaufré Rudel et créé au festival de Salzbourg en 2000. Cette production qui fait son entrée au répertoire du grand opéra américain est mise en scène par Robert Lepage qui pour la première fois à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Wagner utilisa un procédé de vidéos interactives qui réagissait aux intonations des chanteurs et à leurs déplacement sur le plateau.

    Lepage explique dans son commentaire que la mer sur la scène est constituée par des Led qui donnent cette sensation d'univers liquide. L'auteur est une musicienne Finlandaise . Le livret met en scène un troubadour qui part en orient à la recherche d'un amour impossible qu'il n'a jamais pu réaliser. C'est absolument extraordinaire tant du point de vue visuel que musical. On ne risque pas de voir cela à Paris, on préfère les sottises de Olivier Py ou Peter Sellars


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